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Avril 2015

Volume 57, No. 2 | Allez aux résumés

Articles

Page 159

A process Evaluation of Toronto’s First Youth Mental Health Court
Krista M. Davis, Michele Peterson-Badali, Brian Weagant, and Tracey A. Skilling

Page 189

Spatial Patterns of Crime in Ottawa: The Role of Universities
Elise LaRue and Martin A. Anderson

Page 215

Determinants of Plice Strength in Canadian Cities: Assessing the Impact of Minority Threat
Rick Ruddell and Matthew O. Thomas

Page 253

The Impact of an Intensive Supervision Program on High-Risk Offenders: Manitoba’s COHROU Program
Micheal Weinrath, Mark Doerksen, and Joshua Watts

 

Résumés

 

A Process Evaluation of Toronto’s First Youth Mental Health Court

Krista M. Davis, Michele Peterson-Badali, Brian Weagant, Tracey A. Skilling

Les tribunaux de santé mentale pour les jeunes sont un type de tribunal spécialisé relativement nouveau. Ils sont conçus pour répondre aux besoins en santé mentale des jeunes ayant des démêlés avec la justice, généralement dans le but de les dissuader de récidiver. Dans le cadre d’une évaluation des processus du premier tribunal de santé mentale pour les jeunes de Toronto, les dossiers de 127 jeunes ayant participé au programme (de 2011 à août 2013) ont été examinés pour (1) décrire le fonctionnement du tribunal et les clients desservis, (2) explorer les variables explicatives de causes réglées et (3) examiner la manière dont le tribunal répond aux besoins criminogènes de ses clients et à ses besoins en matière de santé mentale. La plupart des clients ont satisfait les exigences du tribunal, le temps de traitement d’un dossier étant comparable à celui des tribunaux de la jeunesse « traditionnels ». Ceux dont les causes étaient réglées avaient plus de chance d’avoir un diagnostic de troubles mentaux et une plus grande motivation à recevoir le traitement initial. La moitié de ces jeunes a reçu le traitement ciblant leurs besoins en matière de santé mentale. L’analyse d’un sous-échantillon de dossiers a indiqué que, pour la plupart des jeunes, les questions de santé mentale étaient indirectement reliées à leurs infractions, ce qui souligne le besoin de répondre non seulement aux besoins en matière de santé mentale, mais aussi aux besoins criminogènes dans les tribunaux. Les résultats sont examinés en lien avec les meilleures pratiques pour traiter les jeunes ayant des démêlés avec la justice et ayant des besoins en matière de santé mentale.

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Spatial Patterns of Crime in Ottawa: The Role of Universities

Elise LaRue, Martin A. Andresen

Cet article explore la distribution spatiale du crime à Ottawa en 2006. La théorie de la désorganisation sociale et la théorie de l’activité routinière fournissent le cadre théorique de l’examen des liens entre les taux de cambriolage, de vols qualifiés et de vol de voitures et les deux universités d’Ottawa : l’Université d’Ottawa et l’Université Carleton. Une régression spatiale tenant compte de l’autocorrélation spatiale est utilisée lors de l’analyse. Nos résultats, qui appuient l’utilisation de la théorie de la désorganisation sociale et la théorie de l’activité routinière, confirment les liens entre les variables sociodémographiques et socio-économiques et le crime. Nous avons aussi découvert que les universités sont les variables explicatives les plus importantes concernant les taux de cambriolage et de vol de voitures.

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Determinants of Police Strength in Canadian Cities: Assessing the Impact of Minority Threat

Rick Ruddell, Matthew O. Thomas

L’argument de la menace des minorités veut que la taille des populations minoritaires soit positivement corrélée aux taux de contrôle social structuré. De récentes études effectuées dans d’autres pays ont démontré un lien évident et constant entre la taille des populations subordonnées, le nombre de policiers et le montant des dépenses liées aux services de police. Cette étude examine les liens entre six indicateurs de populations minoritaires, le ratio de policiers par rapport aux résidents et les dépenses liées aux services de police par habitant, et ce, dans les plus grandes villes canadiennes. Contrairement aux résultats récents d’études américaines, allemandes et espagnoles, les indicateurs de l’hétérogénéité des populations n’étaient pas associés significativement aux effectifs policiers ou aux dépenses. Par contre, les taux de crimes violents rapportés à la police et la densité de la population étaient fortement associés aux effectifs policiers. Les effectifs policiers étaient aussi positivement corrélés aux villes qui possédaient des services de police municipaux, aux plus hauts taux de chômage et au taux d’électeurs conservateurs au cours d’élections provinciales. L’impact sur le développement de théories en matière de contrôle social structuré est examiné.

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The Impact of an Intensive Supervision Program on High-Risk Offenders: Manitoba’s COHROU Program

Michael Weinrath, Mark Doerksen, Joshua Watts

Les États-Unis ont des programmes de surveillance intensive (PSI) depuis longtemps, mais ceux-ci n’existent au Canada que depuis peu. Le programme de la Manitoba’s Criminal Organization High Risk Offender Unit (COHROU) conjugue surveillance intensive, soutien et placement dans un programme à une intervention policière rapide dans le cas de non-conformité aux conditions de surveillance. La COHROU tente d’utiliser des programmes basés sur les preuves pour répondre aux besoins criminogènes et compléter la surveillance. Cette étude quantitative et rétrospective évalue des clients du programme admis pour plus de 8 ans (N = 409) en faisant le suivi de nouvelles condamnations pour crimes violents, infractions contre les biens ou manquement aux conditions de la probation ainsi que toute autre infraction ayant lieu pendant le programme ou deux ans après la surveillance. Tous les jours incarcérés trois ans avant et après le programme sont aussi pris en compte. Les résultats indiquent que la récidive était importante, mais qu’un grand nombre de condamnations étaient des violations de conditions. À l’aide de comparaisons des données repères avant et après le programme, une réduction des récidives violentes, du nombre de jours en incarcération et de la sévérité générale du crime a été observée. Bien que la tendance à la baisse de la sévérité de l’infraction et de l’incarcération soit encourageante, l’allégation de l’évaluation voulant que les PSI soient efficaces est limitée, car il manque un groupe de référence. Des chercheurs futurs pourraient aussi vouloir étudier les aspects plus qualitatifs du fonctionnement du programme COHROU et de la surveillance des agents de probation afin de comprendre les caractéristiques du programme qui affectent les participants.

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