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Numéro 33.1

Rédactrice : NANCY WRIGHT

4

ÉDITORIAL
Par Irving Kulik, directeur exécutif de l’ACJP

10

« The Gatehouse »- A place of healing for survivors
of childhood sexual abuse &  »THE GATEHOUSE » INTERVIEW

By Stefan Horodeckyj

15

‘One for all and all for one’: An innovative breakthrough
for youth justBy Mike Cookice and vulnerable youth

By John Winterdyk and Denise Blair

16

Panorama sur l’histoire de la criminologie au Canada :
Article/Recension

Par André Normandeau

23

Fomentation volontaire de haine
Examen de la politique par François Boillat-Madfouny

28

Restorative Justice Symposium:
Global Innovation-Local (R)Evolution

By Stefan Horodeckyj


CONTRIBUTION DE JEUNES CHERCHEUR(E)S

32

Human Trafficking in Canada:
Structural Problems and At-Risk Populations

By Cody Hoy

39

True Stories or Sensational Crime Fiction? Media Bias
and Crime Reporting in Canada

By Brandi Chrismas


43

PROCHAINS ÉVÉNEMENTS


Résumés

THE GATEHOUSE – A PLACE OF HEALING FOR SURVIVORS OF CHILDHOOD SEXUAL ABUSE
Stefan Horodeckyj, JD (Toronto, ON)
Membre du conseil d’administration, The Gatehouse

Bien qu’elle soit normalement produite par l’ACJP, l’entrevue de ce numéro nous parvient de l’avocat et auteur, Stefan Horodeckyj. L’article inclut le texte de l’auteur ainsi que son entrevue avec le professeur Arthur Lockhart et Maria Barcelos, respectivement fondateur et directrice générale de la maison The Gatehouse, et Stewart Thompson, un survivant. Un centre communautaire de Toronto (Canada), The Gatehouse a reçu de nombreux hommages. L’organisme est unique en ce sens qu’il fournit des services aux enfants, aux jeunes et aux adultes en un seul endroit et qu’il incorpore les principes de justice réparatrice et transformatrice. Le personnel offre aussi des services de consultation sur les problématiques liées à l’agression sexuelle des enfants. Ces services sont offerts à l’échelle locale, provinciale, nationale et internationale. L’auteur souhaite que les tierces parties, incluant les gouvernements, les ONG et les OSBL, collaborent de façon significative dans l’offre de ressources et de services requis pour traiter efficacement ces agressions, un enjeu social qui a toujours existé et qui ne disparaîtra pas par magie. La portion « entrevue » se trouve à la fin de l’article.

‘ONE FOR ALL AND ALL FOR ONE’: AN INNOVATIVE BREAKTHROUGH FOR YOUTH JUSTICE AND VULNERABLE YOUTH
John Winterdyk – Professor of criminology, Mount Royal University, Calgary, AB.
Denise Blair – Founder and Executive Director, Calgary Youth Justice Society (CYJS)

Cet article innovant porte sur la façon dont un programme de Calgary, In the Lead, a été conçu pour aider des adolescents vulnérables à retrouver le bon chemin. Il pourrait facilement s’adapter au système de justice criminelle. Winterdyk et Blair soulignent que ce programme de leadership et de développement de caractère basé sur la résilience a été développé et mis en place par la Calgary Youth Justice Society (CYJS). Il fonctionne sur la prémisse que la plupart des jeunes n’adoptent pas nécessairement de plein gré un comportement juvénile ou antisocial, cependant, le risque d’agissements violents augmente de façon exponentielle à la suite d’expériences traumatisantes qui peuvent survenir durant l’adolescence, des années particulièrement difficiles. En mettant l’accent sur le renforcement des habiletés des jeunes, le modèle In the Lead répond aux besoins de plusieurs jeunes contrevenants. Le programme est reconnu comme un modèle de réussite, il présente une grande adaptabilité et il convient parfaitement aux mesures extrajudiciaires prévues dans la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA). De ce fait, les auteurs recommandent de lancer un programme basé sur In the Lead dans l’ensemble du milieu canadien de justice pénale pour les adolescents.

PANORAMA SUR L’HISTOIRE DE LA CRIMINOLOGIE AU CANADA : ARTICLE AVEC UNE RECENSION D’UN LIVRE DE JOHN WINTERDYK PHD—PIONEERS IN CANADIAN CRIMINOLOGY (2017). OAKVILLE, ON : ROCK MILL’S PRESS.
André Normandeau
École de criminologie, et Centre international de criminologie comparée de l’Université de Montréal

Le criminologue André Normandeau fournit ici un compte rendu du livre du professeur John Winterdyk, Pioneers  in Canadian Criminology, paru en 2017, qui rend hommage aux pionniers du domaine de la criminologie au Canada. Professeur émérite de l’Université de Montréal (Québec), l’établissement reconnu dans ce livre comme ayant fondé la première École de criminologie en 1960, André Normandeau infuse de réflexions personnelles son analyse de certains aspects du livre de John Winterdyk. Il constate que Pioneers in Canadian Criminology intéressera vivement les lecteurs par sa spécificité.

FOMENTATION VOLONTAIRE DE HAINE
François Boillat-Madfouny
Étudiant à la maîtrise en droit criminel / Stagiaire ACJP (été 2017)

Stagiaire ACJP (été 2017)François Boillat-Madfouny offre un aperçu du droit canadien relatif à la propagande haineuse, en abordant spécifiquement l’infraction de fomenter volontairement la haine (Code criminel.cr., art. 319(2)). Il explore comment cette infraction a été appliquée et encadrée dans la jurisprudence canadienne, et pourquoi elle est si difficile à prouver. L’auteur note que l’accusé doit avoir fait des communications dans le but spécifique de stimuler la haine contre un groupe identifiable d’une manière ouverte et accessible, avec l’intention spécifique de fomenter la haine. Alors que le pouvoir d’influence des réseaux sociaux croît et que leur utilisation à des fins de propagande haineuse devient de plus en plus populaire, Boillat-Madfouny note que la tension entre le droit à la liberté d’expression et la criminalisation de certaines formes d’expression fera de plus en plus l’objet de débats sociétaux.

HIGHLIGHTS OF THE 2017 NATIONAL RESTORATIVE JUSTICE SYMPOSIUM: GLOBAL INNOVATION-LOCAL (R)EVOLUTION
Stefan Horodeckyj
BA, BEd, JD

L’avocat torontois Stefan Horodeckyj partage les faits saillants du Symposium national sur la justice réparatrice (SNJR) qui s’est tenu du 17 au 19 novembre 2017 à l’hôtel Westin d’Ottawa. Cet événement était organisé par le Programme de justice collaboratrice en partenariat avec le Conseil des églises pour la justice et la criminologie (CEJC) sous le thème Innovation mondiale – (R)évolution locale. En plus des delegues du Canada, l’événement offrait une composante internationale avec ceux de la Nouvelle-Zélande et de l’Angleterre. Les présentateurs ont offert diverses définitions de justice réparatrice, notamment, la perspective de l’Association du barreau canadien sur les nouvelles dispositions concernant la détermination de la peine dans le projet de loi C-41 au Canada; le modèle néo-zélandais de séances de concertation familiale, un modèle qui existe également au Canada; et les cours de justice des Premières Nations en vigueur dans diverses provinces canadiennes.

HUMAN TRAFFICKING IN CANADA: STRUCTURAL PROBLEMS AND AT-RISK POPULATIONS
Cody Hoy
Étudiant1e cycle, Bachelor of Arts in Criminal Justice, Department of Economics, Justice, and Policy Studies, Mount Royal University (Calgary, AB)

La traite des personnes est un crime commis dans tous les pays, dont le Canada. Depuis la Convention de Palerme, le Canada s’est doté de lois afin d’en réduire les proportions. Pourtant, quelque chose semble empêcher le système de justice pénale canadien de réagir de façon éclairée. Les lois canadiennes conçues pour criminaliser les infractions liées à la traite des personnes ont souvent une portée trop limitée et sont sujettes à de mauvaises interprétations et à des amalgames avec d’autres infractions du Code criminel canadien. De plus, le manque évident de données statistiques fiables à l’échelle nationale et internationale sur ce sujet rend peu probable une réaction réfléchie au Canada et à l’étranger. Bien que certaines populations soient plus à risque, l’accent disproportionné mis sur la dimension liée à l’exploitation sexuelle rend d’autant plus difficile le repérage des groupes à risque de se retrouver dans des situations de travail forcé.

Les opinions qui sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Association, mais y figurent afin d’encourager à réfléchir et à agir sur la justice pénale dans tout le Canada.

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