Numéro 36.3
Rédactrice : NANCY WRIGHT
Recours à la force par la police au Canada : Analyse des données, de l’opinion d’experts et de la documentation de recherche internationale
Par DR. SCOT WORTLEY, DR. AKWASI OWUSU-BEMPAH, ERIC LAMING, and CARAE HENRY
Entretien de l’ACJP avec ROBERT (BOB) CHRISMAS
LE RECOURS À LA FORCE DANS LES SERVICES DE POLICE CANADIENS
Par NANCY WRIGHT
Actualités Justice, rédactrice en chef
Entrevue de l’ACJP avec Bob Chrismas au sujet du recours à la force dans les services de police. M. Chrismas compte 32 ans de service dans la police de Winnipeg. Il est titulaire d’un doctorat en criminologie et a signé plusieurs livres et de nombreux articles.
YOUNG RESEARCHER SECTION
Female Offending and Mental Health in Canada L’ACJP félicite JANAYA DUNN, récipiendaire d’une bourse de l’Université Mount Royal,
dont les avantages comprennent l’adhésion à l’ACJP et la publication, dans ce numéro d’Actualités Justice, de la version abrégée du mémoire de spécialisation pour lequel elle a été remarquée, qui porte sur la délinquance féminine et la santé mentale au Canada (« Female Offending and Mental Health in Canada »).
Par JANAYA DUNN
Baccalauréat ès arts – Justice pénale (avec spécialisation)
Classe de 2021 : Université Mount Royal (Calgary, AB)
Les études menées au Canada ont quelque peu négligé le lien entre la criminalité et les femmes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Cela s’explique peut-être par le fait que les taux de criminalité et de violence sont plus faibles chez les femmes que chez les hommes. Selon Statistique Canada (2019), entre 2009 et 2017, les infractions au Code criminel commises par des femmes ont enregistré une légère baisse. Néanmoins, en 2017, les femmes représentaient encore 25 % des personnes accusées dans les incidents déclarés par la police (Statistique Canada, 2019). Les études sur les délinquantes explorent surtout les facteurs de risque associés à la vie familiale, à la situation économique, aux mauvais traitements, aux traumatismes, etc. Cet article examine la délinquance chez les femmes dans ses rapports avec la santé mentale, les trajectoires de délinquance et la criminalité globale.
Mental Health and Substance Use in Corrections: Changing Perspectives and Advocating for Interdisciplinary Collaboration
Par PATRICIA DOIRON – BCS, B.A. (spécialisé)
Au Canada, les établissements correctionnels sont essentiellement peuplés de personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie, de santé mentale, ou les deux. La collaboration interdisciplinaire est la pierre angulaire d’une réinsertion communautaire réussie et se situe à l’intersection de la santé et des services correctionnels. Il est essentiel de comprendre cette frontière médico-légale pour être en mesure d’aider les personnes qui entrent dans le système de justice pénale canadien et qui connaissent des problèmes sous-jacents de toxicomanie et de santé mentale. Patricia Doiron explore l’idée selon laquelle on pourrait obtenir des modèles de soins et de réadaptation plus efficaces et fondés sur des faits probants si l’on avait une compréhension plus globale et plus éclairée du vécu et des troubles concomitants de ces personnes.
PART II—Pensée critique et prise de décision criminelle
Par Brandi Chrismas
Étudiante diplômée en études sur la paix et les conflits, Institut Mauro, Université du Manitoba, B.A. en sociologie, Faculté des arts, Université du Manitoba
Dans la première partie de cet article, parue dans le no 36.2 (2021) d’Actualités Justice, nous avons exploré diverses théories sur le comportement criminogène et la prise de décision, depuis les origines jusqu’au phénomène actuel des gangs. Cette seconde et dernière partie montre que, selon les études, les émotions entraînent des répercussions importantes sur la prise de décision – au point de monopoliser le processus décisionnel, ne laissant aucune place à la prise en compte des risques ou des coûts. L’auteure explore les cadres récemment formulés pour la prise de décision criminelle liée au mode de vie des gangs. La marginalisation sociale, comme la pauvreté ou l’intolérance et la discrimination raciale, semble rendre certains jeunes émotionnellement vulnérables à l’attrait qu’exerce la sous-culture représentée, par exemple, par les gangs. La deuxième partie de cet article examine plus en profondeur le phénomène des gangs et les cadres actuels de la prise de décision criminelle.Lisez la première partie de cet article, dans le no 36.2 d’Actualités Justice : www.justicereport.ca
Alberta Criminal Justice Association Official Statement
L’ACJP se joint à son organisme affilié, l’Alberta Criminal Justice Association, pour reconnaître l’immense chagrin et le traumatisme que les peuples autochtones du Canada ont subi à cause du système des pensionnats indiens. Il est certainement temps de ne plus se contenter de mots et de prendre les mesures appropriées pour rectifier les impacts des pensionnats indiens.
Déclaration officielle de l’Alberta Criminal Justice Association :
« Le conseil d’administration et les membres de l’Alberta Criminal Justice Association (ACJA) tiennent à exprimer leur solidarité avec la communauté Tk’emlúps te Secwépemc, qui pleure ses enfants découverts dans des tombes non marquées au pensionnat indien de Kamloops. L’ACJA s’engage à soutenir les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation et demande aux gouvernements fédéral et provincial de faire de même. »
Les opinions qui sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Association, mais y figurent afin d’encourager à réfléchir et à agir sur la justice pénale dans tout le Canada.
