Numéro 38.2
Éditorial par Dr. Robert (Bob) Chrismas, Rédacteur invité
Public Safety Personnel: Current Challenges and Opportunities
DR. R. NICHOLAS CARLETON
R.D.Psych., Directeur scientifique – CIPSRT
La prévalence des blessures de stress post-traumatique chez le personnel de la sécurité publique (PSP) semble être beaucoup plus élevée que dans la population générale. La différence semble d’être liée aux stresseurs organisationnels et occupationnels. Les études évaluées par les pairs indiquent des résultats variables pour bon nombre de programmes existants mais d’autres recherches sont en cours. Par exemple, un programme de thérapie cognitivo-comportementale en ligne dirige par le Dr Heather Hadjistavropoulos (U. Regina) a obtenu des résultats positifs dans plusieurs provinces, pendant que les chercheurs de la GRC sont a la recherche de solutions proactives. Il existe également un comité directeur national en sécurité publique qui collabore avec l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique (ICRTSP–un centre virtuel d’échange de connaissances), la Sécurité publique Canada et de nombreux autres organismes gouvernementaux. Tous les programmes de santé mentale nécessitent des recherches additionnelles.
Moral Injury & Policing
DR. LORRAINE SMITH-MACDONALD
Boursier postdoctoral, University of Alberta
Le concept de ≪ Blessure morale ≫ (BM) a été aborde pour la première fois a propos des vétérans du Vietnam a la fin des années 1980, et est depuis lie au stress post-traumatique. De nouvelles recherches menées depuis 2009 suggèrent que les évènements non traumatiques pourraient contribuer au problème ; par exemple, se sentir coupable de ne pas avoir été capable de sauver une vie. La recherche montre également que le BM affecte négativement la sante et le bienêtre différemment du trouble de stress post-traumatique (TSPT). Outre la recherche sur le stress, l’auteur souligne l’importance de sensibiliser les policiers aux risques.
Fostering “Shared Social Identity” among Public Safety Personnel to Decrease the
Adverse Psychological Outcomes of COVID-19
DR. ALEXANDRA HEBER, LCol (retraitée), MD, FRCPC, CCPE
DR. KIM RITCHIE, RN
EMILY SULLO, MMA Sc
DR. LINNA TAM-SETO, O.T.Reg. (Ont.)
DR. MARGARET MCKINNON, CPsych
L’incidence plus élevée des troubles psychologiques et physiologiques parmi les membres du personnel de sécurité publique (PSP), par rapport d’autres citoyens, est dû aux risques professionnels plus élevés dans ces domaines. Dans ce contexte, la recherche suggère qu’une identité sociale positive au sein des collègues peut atténuer les effets négatifs sur la santé mentale de traumatismes. Cela s’est également avère pendant la pandémie de COVID-19 quand des désaccords sur les vaccinations et le masquage ont déchire le tissu de l’identité partagée et les notions associées de service collectif du public. Les auteurs appellent davantage de recherche pour savoir pourquoi et comment une identité partagée fonctionne de manière positive et peut être appliquée au travail du PSP et aux interventions cliniques.
Guarding Against Burnout in the Emergency Services: A Firefighter’s Perspective
JAMES RYCHARD
BA (Psych.), Serving Firefighter, Burlington (ON)
En tant que pompier canadien, l’auteur décrit l’épuisement professionnel comme quelque chose qui te ronge a petit feu. Il le décrit comme une condition unique qui peut se produire dans n’importe quelle profession—le point ou l’on devient physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement épuise et le sentiment que leurs efforts ne sont pas reconnus. Soulignant que les pompiers et d’autres PSP, comme les policiers et les paramédics font face aux risques plus élevés en raison d’un droit de refus limite, l’auteur demande aux pompiers/PSP et a leurs dirigeants respectifs de reconnaitre trois signes précis d’épuisement professionnel.
SECTION BIOS
The CIPHER Mandate: Addressing the Mental Health Impacts of COVID-19 on Canada’s Public Safety Personnel, Healthcare Professionals, Their Families and Caregivers
DR. ALEXANDRA HEBER
LCol (Retd), MD, FRCPC, CCPE (1,2),Executive Director of CIPHER & Chief of Psychiatry, Veterans Affairs Canada
AMBER SCHICK, MA, BHJ (1)
Affiliations: (1) Institut canadien d’éducation et d’intervention en sante en cas de pandémie; (2) Professeur associe, Department of Psychiatry and Behavioural Neurosciences at McMaster University.
La nécessite de coordonner les efforts au Canada pour identifier et soutenir les groupes professionnels a risque élever de développer le trouble de stress post-traumatique (TSPT) a abouti en 2018 avec la Loi concernant un cadre fédéral relatif à l’état de stress post-traumatique. Afin d’assurer l’accès au soutien en matière de santé mentale et de bien-être du personnel de la sécurité publique (PSP), cette Loi a mandaté l’Agence de la sante publique du Canada de diriger une approche nationale coordonnée pour améliorer le suivi du taux d’incidence et des couts socioéconomiques connexes du TSPT ainsi que l’établissement de lignes directrices sur les meilleures pratiques pour les travailleurs de première ligne. Le financement gouvernemental actuel couvre neuf projets de recherche incluant la création d’un centre de développement et d’échange de connaissances, l’Institut canadien d’éducation et d’intervention en matière de sante en cas de pandémie (ICEISP), qui aborde les répercussions de la COVID-19 sur la santé mentale des PSP, HCP et leurs familles.
Recommendations for Mental Health Screening in Public Safety Personnel Populations
DR. MITCH COLP
R. Psych. (AB), University of Calgary
Le Personnel de la sécurité public (PSP) érige les obstacles importants face au dépistage psychologique. Les attitudes défensives et les variables culturelles chez les PSP font souvent en sorte qu’ils cachent toute préoccupation psychologique ou ignorent les signes physiques de la maladie mentale. Malheureusement, le risque de développer des problèmes de santé mentale sur le plan occupationnel est bien plus élevé pour la PSP que pour la population générale. Bien qu’il soit extrêmement important pour les PSP d’évaluer continuellement leur santé mentale, ils ont tendance a sous-déclarer les symptômes car ils craignent pour leur sécurité d’emploi. L’auteur termine en formulant des recommandations de changement.
Gender Appears Not to Be a Dividing Factor in Mental Health Training: Initial Evaluations of Mental Health Training among Diverse Public Safety Personnel
DR. JOLAN NISBET
Boursier postdoctoral, ICRTSP
L’auteure a été surprise lorsqu’un groupe de membres du personnel de la sécurité publique (PSP) refusait l’offre d’une formation sexospécifique sur la santé mentale. Notant que la formation mixte qui a suivi n’a pas été entravée par les sentiments du ‘club de vieux garçons’, l’auteure applaudit aux progrès réalises vis-à-vis égalité entre les sexes et respect. Elle encourage PSP a réfléchir à la façon de poursuivre cette tendance, et se demande si les membres qui s’identifient comme transgenres, bispirituels ou non binaires se seraient sentis aussi a l’aise dans le groupe.
Peer Support for Public Safety Personnel (PSP): One Way of Addressing Stigma
SERGENT D’ÉTAT-MAJEUR DR. BETH MILLIARD
Les programmes de soutien par les pairs sont des canaux clés de soutien sain et contribuent également intuitivement a éliminer la stigmatisation au sein de la culture PSP. C’est important car la stigmatisation est un facteur organisationnel causant plus de stress chez les PSP que l’exposition a des évènements traumatisants. Pour PSP, ne pas chercher de l’aide peut être motive par la crainte d’être marque comme faible, paresseux, ou incapable d’effectuer leur travail. Le nouveau National Peer Support Committee Network travaille sur les meilleures pratiques intégrant des politiques et des normes internes pour assurer la conformité inter-agences.
Suitability Characteristics for Members of Peer Support Teams for Public Safety Personnel (PSP)
DR. PHILIP DODGSON
La culture de travail du personnel de la sécurité publique a toujours être caractérisée par un ethos dominant lie à la nécessite d’autosuffisance dans des circonstances graves. Pourtant, ils (PSP) sont de plus en plus confrontes à un ensemble unique de facteurs de stress, y compris le fait d’être témoins de nos pires problèmes sociétaux, comme violence domestique et communautaire, pauvreté, accidents industriels, etc. Malgré le manque de recherches empiriques sur les soutiens appropries pour ce traumatisme et la stigmatisation entourant la santé mentale, un consensus fonde sur des données probantes suggère un soutien par les pairs est la clé du changement.
PeerOnCall: App-Based Peer Support for Canadian Public Safety Personnel
DR. SANDRA MOLL
DR. R. NICHOLAS CARLETON, R.D.Psych. (SK)
DR. STEPHEN CZARNUCH
DR. JOY MACDERMID, Clin. Epidemiol., PT
DR. RENÉE MACPHEE
DR. ROSE RICCIARDELLI
DR. KATHRYN SINDEN, RKin
PeerOnCall est une nouvelle plate-forme destinée a fournir de l’information, des ressources en santé mentale et des liens prives et sécurisées pour le soutien par les pairs. PeerOnCall est dans sa deuxième phase de tests et l’université McMaster, l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique, et des chercheurs aux universités Laurier, Western et Memorial explorent ensemble comment optimiser la mise en œuvre et l’impact de l’application dans un large éventail d’organisations de Sécurité publique au Canada. oncallapp.ca
Understanding the Challenges of Peer Support for Public Safety Personnel
SONYA GILL, BETH MILLIARD, & ROBERT CHRISMAS
My Perspective in Black and Blue
DEVON CLUNIS
Premier chef de police noir de l’histoire du Canada – Ville de Winnipeg (retraite) et Premier inspecteur général des services policiers – Province de l’Ontario (retraité)
Devon Clunis n’avait jamais vu un agent noir à Winnipeg lorsqu’il entre au service de police en 1987. Il réalise vite que le traumatisme émotif du travail policier transcende les barrières de couleur; tout le monde a un point de rupture. En 1998, il atteignit de ce qu’on appelle maintenant le TSPT. Vu l’absence de soutien, il obtint l’aide de son pasteur. Désireux d’aider ses collègues atteints de troubles mentaux similaires, il devient aumônier de police, un rôle semblable à ce qu’on appelle maintenant le soutien par les pairs. Devenu chef de police en 2012, Clunis ajoute un agent de mieux-être et renforce le rôle du psychologue. Maintenant à la retraite, Clunis note que la confiance du public a été ébranlée par l’échec des leaders de la police (au niveau international) en 2020 à dénoncer immédiatement la brutalité du meurtre de George Floyd. Afin de restaurer cette confiance, souligne Clunis, la police doit courageusement dire la vérité.
Hitting the Streets: Starting Out in Emergency Services
BRANDI CHRISMAS (MA)
Subissant le poids des échecs de la société, les officiers sont témoins de la souffrance et du chagrin. Les facteurs organisationnels jouent également un rôle : il n’y a pas de temps pour une pause-repas officielle, sans parler d’un debriefing. Range-le ton stress, ramène-le pas a la famille. On devient policier surtout pour aider et défendre les plus vulnérables, mais ceux arrêtés et des spectateurs peuvent être haineuses ; ce regard négatif peut faire de la peine. Brandi Chrismas suggère que la sensibilisation, compassion de soi, et le soutien des pairs sont clés. Toutefois, le soutien par les pairs, en grande partie informel, peut laisser les recrues avec un désir ardent pour le même calme et manque de peur que des officiers plus expérimentés./em>
Les opinions qui sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Association, mais y figurent afin d’encourager à réfléchir et à agir sur la justice pénale dans tout le Canada.
