skip to Main Content

Octobre 2019

Volume 61, No. 4 | Allez aux résumés

Articles

Page 1

Validating the Police Legitimacy Scale with a Canadian Sample
Logan Ewanation, Craig Bennell, Brittany Blaskovits, Simon Baldwin

Page 24

Social Identity in the Canadian Courtroom: Effects of Juror and Defendant Race
Evelyn Maeder, Susan Yamamoto

Page 45

A Quantitative Study of a Drug Treatment Court in a Western Canadian City: Post-sentencing and Reoffence Outcomes
Michael Weinrath, Kelly Gorkoff, Joshua Watts, Calum Smee, Zachary Allard, Michael Bellan, Sarah Lumsden, Melissa Cattini

Page 69

More Canadian Police Means Less Crime
Simon Demers

Page 101

Intersection of Indigenous Peoples and Police: Questions about Contact and Confidence
Amy M. Alberton, Kevin M. Gorey, G. Brent Angell, Harvey A. McCue

Page 120

Exploration des facteurs associés à la confiance des Autochtones envers la police au Canada : la pertinence du modèle expressif
Jean-Denis David

 

Résumés

Validating the Police Legitimacy Scale with a Canadian Sample

Logan Ewanation, Craig Bennell, Brittany Blaskovits, Simon Baldwin

Depuis des années, chercheurs et organismes d’application de la loi s’intéressent à la perception du public envers la légitimité de la police. Par contre, des études antérieures ont opérationnalisé la « légitimité de la police » de nombreuses façons. Afin de normaliser ce modèle, Tankebe, Reisig et Wang (2016) ont récemment développé et validé l’Échelle de légitimité de la police à l’aide d’échantillons venus des États-Unis et du Ghana. Afin de déterminer la validité de cette échelle dans un contexte canadien, nous avons demandé à 2 962 membres de communautés canadiennes de remplir un sondage démographique ainsi que l’Échelle de légitimité de la police de Tankebe et coll. (2016). Les statistiques descriptives suggèrent que la majorité des réponses ne varient pas d’un facteur démographique à l’autre, notamment le sexe ou la race. Les résultats d’une analyse factorielle confirmatoire indiquent que le modèle à quatre facteurs précédemment proposé pour la légitimité de la police (caractère licite, équité procédurale, équité distributive et efficacité) s’arrime aux réponses des participants.

_____________________________________________

 

Social Identity in the Canadian Courtroom: Effects of Juror and Defendant Race

Evelyn Maeder, Susan Yamamoto

L’objectif de cette étude était de voir si de faux jurés composés de personnes noires (n = 90), autochtones (n = 92) et blanches (n = 94) prendraient des décisions plus sévères lors de tribunaux où les accusés sont d’une autre race. Des membres de la communauté qui étaient admissibles pour être jurés, recrutés par l’entremise de Qualtrics, ont lu un cas fictif de conduite avec facultés affaiblies et d’opération dangereuse d’un véhicule motorisé où la race de l’accusé variait (noire, autochtone, blanche). Ils ont ensuite rendu un verdict/prononcé la peine et ont rempli des mesures de stéréotypes. Nous avions prédit que les faux jurés qui véhiculaient des stéréotypes raciaux négatifs avaient plus de chance de déclarer l’accusé coupable et de recommander une peine plus sévère pour des accusés d’une autre race. Au contraire, nous avons constaté que des stéréotypes personnels positifs avaient un effet de clémence parmi les jurés blancs qui jugeaient des accusés autochtones, mais il n’y avait pas de tel effet pour les autres combinaisons. En général, l’accusé noir a reçu une décision beaucoup plus clémente que l’accusé blanc. Bien qu’il n’y ait pas de politique officielle assurant que des groupes spécifiques soient représentés sur des jurés, ces données indiquent que les gens traitent les renseignements issus de tribunaux différemment en fonction de la race du juré et de l’accusé.

_____________________________________________

 

A Quantitative Study of a Drug Treatment Court in a Western Canadian City: Post-sentencing and Reoffence Outcomes

Michael Weinrath, Kelly Gorkoff, Joshua Watts, Calum Smee, Zachary Allard, Michael Bellan, Sarah Lumsden, Melissa Cattini

Les tribunaux de traitement de la toxicomanie (TTT) ont été proposés comme une solution de rechange à la détention qui aurait un meilleur impact sur les contrevenants dépendants aux drogues par l’application de jurisprudence thérapeutique (JT). Tandis que les promoteurs des TTT mettent l’accent sur les aspects positifs de l’implication juridique et du traitement intense que la plupart des tribunaux fournissent, les critiques notent qu’il y a de nombres aspects punitifs aux TTT. Les fréquentes présences au tribunal, les couvre-feux, l’analyse des urines, les nombreuses conditions de mise en liberté sous caution et la détermination de la peine reportée peuvent être considérés comme étant une extension du contrôle social coercitif plutôt que des mesures bienveillantes dont le but est d’aider les contrevenants. De plus, les critiques des TTT canadiens ont contesté l’efficacité du traitement. Cet article cherche à ajouter à un corpus limité de recherche au Canada en examinant un TTT dans la ville de Winnipeg, au Manitoba. Deux échantillons sont utilisés : le premier examine les données sur les résultats de détermination de la peine et les récidives pour 199 admissions aux TTT de 2006 à 2014; le deuxième est utilisé comme une étude de récidive comparative quasi expérimentale, laquelle utilise un score de propension appariant un échantillon déterminé de 63 cas de TTT avec 167 adultes sous caution de 2010 à 2012. Les cas de réussite ont des taux de récidive plus bas que ceux qui n’ont pas réussi. Les résultats de la détermination de la peine démontrent que les participants n’ayant pas réussi étaient le plus souvent incarcérés lorsqu’ils recevaient une nouvelle peine pour les accusations originales. Le taux de récidive des cas sous cautions était plus élevé que ceux du groupe TTT apparié. Les violations administratives demeuraient plus élevées que dans le groupe sous caution et peuvent avoir eu un résultat sur un taux exagéré de récidive pour les TTT canadiens. Les implications pour les lignes de conduite et la direction de recherches à venir sont examinées.

_____________________________________________

 

More Canadian Police Means Less Crime

Simon Demers

De nouvelles connaissances empiriques sur la police au Canada sont dérivées de données publiques recueillies par Statistiques Canada de 1998 à 2017 au sein de près de 700 services de police municipaux canadiens. Généralement, les services de police canadiens qui engagent plus d’agents ont tendance à avoir moins de crimes, notamment les crimes contre les biens. Chaque agent de police supplémentaire est en corrélation avec un peu moins d’homicides et 13,3 crimes contre la propriete de moins, en moyenne, y compris 2,9 cambriolages de moins et 3,7 véhicules volés de moins chaque année. Les résultats ne peuvent pas être expliqués par des effets fixes qui ne varient pas dans le temps, par la croissance de la population ou par d’autres tendances communes à tous les territoires. En ce qui concerne l’élasticité, une croissance de 1 % du nombre d’employés au sein de la police canadienne est associée empiriquement à une réduction de 0,93 % du nombre d’homicides, de 0,44 % du nombre de crimes contre les biens, de 0,63 % de cambriolages et de 1,37 % de vols de véhicules. En ce qui concerne la réduction du crime et de la victimisation au sein de ces types de crimes, il est estimé que l’agent de police canadien typique a le potentiel de créer un avantage marginal à la société qui vaut plus que 114 000 $ annuellement. Si l’on considère les crimes contre les biens non rapportés, l’avantage marginal augmenterait jusqu’à 198 000 $. Cette nouvelle preuve confirme qu’un investissement public dans la police locale peut contribuer à la réduction du crime et peut créer des avantages sociaux qui excèdent les coûts.

_____________________________________________

 

Intersection of Indigenous Peoples and Police: Questions about Contact and Confidence

Amy M. Alberton, Kevin M. Gorey, G. Brent Angell, Harvey A. McCue

Malgré un grand nombre de preuves anecdotiques, journalistiques et statistiques de l’oppression des peuples autochtones par des pratiques policières coloniales et néocoloniales, nous en savons très peu au sujet de leur attitude envers la police canadienne. La théorie voulant que des contacts involontaires entre la police et les citoyens augmentent la méfiance, la peur et l’insatisfaction du citoyen qui, au final, a moins confiance en la police a été proposée. Les hypothèses découlant de ce contexte historique théorique ont été testées lors du panel de l’Enquête sociale générale canadienne de 2014 qui comprenait 951 participants Autochtones (Premières Nations, Métis ou Inuit) et 21 576 participants blancs non autochtones. L’identité autochtone et les contacts involontaires étaient tous deux associés de façon significative à un manque de confiance en la police, p < 0,001. Comme l’hypothèse le veut, les cotes associées aux contacts involontaires (rapport des cotes [RC] = 2,66) étaient plus fortes que celles associées au fait d’être autochtone (RC = 1,81). Bien que l’hypothèse concernant l’interaction entre l’ethnicité et le type de contact ne soit pas observée, les participants autochtones (5 %) avaient 2,5 fois plus de chances que les participants blancs non autochtones (2 %) d’avoir des contacts involontaires relativement fréquents (deux ou plus) avec la police au cours de la dernière année. Par conséquent, au niveau de la population, les peuples autochtones ont beaucoup plus de chances d’entrer en contact involontaire avec la police et d’avoir moins confiance en la police. Les conséquences sur les politiques et les besoins en matière de recherche sont examinées.

_____________________________________________

 

Exploration des facteurs associés à la confiance des Autochtones envers la police au Canada : la pertinence du modèle expressif

Jean-Denis David

L’article explore les facteurs associés aux variations du niveau de confiance des Autochtones envers la police au Canada. Dans une démarche comparative, il examine également la saillance de ces facteurs chez les non-Autochtones. Pour ce faire, l’étude a eu recours aux données de l’Enquête sociale générale de 2014. Les résultats suggèrent que la confiance des Autochtones envers la police est associée non seulement à leurs perceptions face au crime, mais également à leurs perceptions face à l’état du lien social dans leur communauté de manière plus générale. Plus important encore, cette confiance serait associée à leur perception face au traitement équitable des citoyens par la police. Les résultats suggèrent également la saillance de ces facteurs chez les non-Autochtones. Ainsi, les pratiques policières ne devraient pas se limiter à la répression du crime, mais aussi chercher à assurer le bien-être des communautés dans un sens plus large et à promouvoir la perception d’un traitement équitable des citoyens. Or, ces pratiques semblent être perçues par les Autochtones comme étant particulièrement déficientes. Ceci expliquerait en partie pourquoi leur niveau de confiance dans la police est plus faible que celui des non-Autochtones.

Back To Top
×Close search
Rechercher