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Octobre 2017

Volume 59, No. 4 | Allez aux résumés

Articles

Page 429

The Relative Utilization of Criminal Sanctions in Canada: Toward a Comprehensive Description of Sentencing Outcomes
Andrew A. Reid

Page 461

“Everybody Loves a Redemption Story around Election Time”: Rob Ford and Media Construction of Substance Misuse and Recovery
Liam Kennedy, Jenna Valleriani

Page 498

Une analyse des qualités psychométriques du Level of Service/Case Management Inventory (LS/CMI) à partir de la théorie des réponses aux items
Guy Giguère, Patrick Lussier

Page 534

Resisting the Right: Countering Right-Wing Extremism in Canada
Ryan Scrivens, Barbara Perry

Note de recherche

Page 559

Take-Home Naloxone Kit Distribution: A Pilot Project Involving People Who Use Drugs and Who Are Newly Released from a Correctional Facility
Em M. Pijl, Stacey Bourque, Madison Martens, Ashley Cherniwchan

Commentaire

Page 572

From Defect to Dangerous: Has the Door Opened for Recognition of an Addiction-Based Defence in Canadian Criminal Law?
Michelle S. Lawrence

 

Résumés

The Relative Utilization of Criminal Sanctions in Canada: Toward a Comprehensive Description of Sentencing Outcomes

Andrew A. Reid

L’Organisme statistique national du Canada se fie exclusivement aux dénombrements, aux pourcentages et aux mesures de tendances centrales pour présenter des rapports sur les résultats de la détermination de la peine au pays. Bien que ces techniques soient connues, faciles à calculer et à interpréter, elles n’offrent qu’une seule perspective. Par conséquent, des renseignements importants peuvent demeurer inédits. Cet article propose une approche statistique différente – un quotient d’utilisation relative – pour offrir une perspective supplémentaire. La technique est utilisée pour calculer à quel point les sanctions pénales sont utilisées pour une catégorie particulière d’infraction par rapport à leur utilisation générale dans toutes les catégories d’infraction. Des données tirées du volet adulte de l’Enquête intégrée sur les tribunaux de juridiction criminelle (2013–2014) sont utilisées pour opérationnaliser la technique au sein d’analyses couvrant cinq catégories clefs d’infraction et un sous-groupe de groupements détaillés d’infractions. Les résultats démontrent que le quotient d’utilisation relative dévoile des motifs importants quant à l’utilisation des sanctions. De plus, lorsqu’il est considéré avec les stratégies de mesure conventionnelles, une compréhension plus complète des résultats de la détermination de la peine peut être obtenue. Nous soutenons que la stratégie devrait être adoptée à plus grande échelle dans des études de la détermination de la peine et du traitement des affaires pénales, car elle offre d’importantes contributions et est facile à calculer.

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“Everybody Loves a Redemption Story around Election Time”: Rob Ford and Media Construction of Substance Misuse and Recovery

Liam Kennedy, Jenna Valleriani

Le scandale entourant la consommation de crack de Rob Ford, ancien maire de Toronto, offre l’occasion d’explorer comment nous discutons de l’usage de substance et de l’affranchissement de la dépendance. En examinant 1 836 articles tirés de quatre journaux canadiens, nous analysons comment les médias d’information ont formulé l’utilisation de crack de Ford. Nous découvrons que l’utilisation de drogues de Ford était souvent liée à une enquête policière sur les gangs et les fusils, et l’accent était mis sur son association avec des revendeurs « somaliens ». Non seulement cette formulation perpétue-t-elle les stéréotypes courants (le crack est utilisé par des personnes racialisées vivant dans des communautés pauvres et violentes), mais elle encourage aussi le public à considérer les drogues comme un problème de justice pénale et contribue au stigma associé à l’utilisation de drogues. De plus, les médias d’information ont suggéré à plusieurs reprises que l’utilisation problématique de drogues de Ford pourrait être résolue s’il prenait congé de son emploi et se faisait traiter. Le refus de Ford d’éprouver de la honte et de chercher un traitement immédiat l’a rendu indigne de compassion. Au contraire, il méritait la critique. Nous soutenons que les médias d’information qui promeuvent un chemin étroit vers l’affranchissement de la dépendance ignorent la réalité d’un usage problématique de drogues et justifient la marginalisation continue de ceux qui ne réussissent pas à suivre ce code de conduite sévère.

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Une analyse des qualités psychométriques du Level of Service/Case Management Inventory (LS/CMI) à partir de la théorie des réponses aux items

Guy Giguère, Patrick Lussier

Andrews, Bonta et Wormith (2004) présentent le Level of Service/Case Management Inventory (LS/CMI) comme un instrument de quatrième génération afin d’évaluer le risque de récidive criminelle et les besoins en intervention des personnes contrevenantes. La présente étude consiste en une analyse détaillée de la structure interne du LS/CMI fondée sur la théorie des réponses aux items afin d’en déterminer la validité prédictive. Elle a été faite à partir des données prospectives provenant d’un échantillon 17 651 hommes contrevenants suivis sur une période d’un an. L’analyse des réponses aux items indique que les items dynamiques du LS/CMI n’améliorent pas significativement la validité prédictive de l’outil. Les résultats montrent qu’à eux seuls, les items statiques s’avèrent aussi valides que les outils de troisième et de quatrième génération et que le retrait de plusieurs items, principalement dynamiques, n’affecte pas l’indice de validité prédictive. Finalement, les analyses psychométriques soulèvent des questions fondamentales quant à la validité de l’outil, mais également quant à son utilité auprès de personnes contrevenantes.

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Resisting the Right: Countering Right-Wing Extremism in Canada

Ryan Scrivens, Barbara Perry

Les événements mondiaux récents semblent avoir motivé un renouveau des activités de l’extrême droite et de l’attention du public sur ces groupes, dans un contexte non seulement mondial, mais aussi canadien. Grâce à une étude nationale comprenant des entrevues avec des responsables de l’application de la loi, des organismes communautaires et des militants d’extrême droite canadiens, jumelée avec des analyses de renseignement de source ouverte, nous observons que les fondements de l’extrême droite, basés sur des conditions tant individuelles que sociales, sont complexes et présentent de multiples facettes. Ceci suggère que la lutte contre l’extrémisme doit aussi être multidimensionnelle et utiliser la force et l’expertise de divers secteurs : l’application de la loi, évidemment, mais aussi l’éducation, les services sociaux, la santé publique, les travailleurs auprès des jeunes et les fournisseurs de services auprès des victimes, pour ne nommer que ceux-là. Dans cet article, nous suggérons des stratégies pour directement exploiter des motifs identifiés, inhérents aux groupes d’extrême droite et à leurs environnements, afin de freiner la croissance et la durabilité de ces groupes.

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Take-Home Naloxone Kit Distribution: A Pilot Project Involving People Who Use Drugs and Who Are Newly Released from a Correctional Facility

Em M. Pijl, Stacey Bourque, Madison Martens, Ashley Cherniwchan

À cause d’une croissance récente de surdoses d’opioïdes au Canada, de nouvelles stratégies cherchant à réduire les méfaits apparaissent. Une de ces stratégies est la trousse de naloxone pour personnes récemment libérées d’établissements correctionnels qui sont dépendantes aux drogues. Compte tenu de l’efficacité de la naloxone pour contrer les surdoses, la distribution de ce médicament à des personnes dépendantes lors de leur libération peut avoir un impact sur l’incidence de décès liés aux drogues parmi cette population. Ce groupe est à risque de surdose post-libération à cause d’une moins grande tolérance aux opioïdes et des drogues de force inconnue. Dans cet article, nous examinons les résultats d’un programme de trousses de naloxone pour détenus nouvellement libérés. Ce projet pilote incarne une collaboration étroite entre un établissement correctionnel provincial et une agence sans but lucratif cherchant à réduire les méfaits. Grâce au succès de ce projet pilote, le programme, supervisé par l’autorité provinciale en matière de santé, a été implémenté dans des établissements correctionnels partout en Alberta.

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From Defect to Dangerous: Has the Door Opened for Recognition of an Addiction-Based Defence in Canadian Criminal Law?

Michelle S. Lawrence

En ce qui concerne l’examen de la responsabilité, le droit criminel canadien utilise un concept simpliste de la dépendance. Il présume que l’utilisation continue de drogues ou d’alcool par un toxicomane est volontaire et délibérée, sans tenir compte de l’impact potentiel de vulnérabilités neurobiologiques ou de troubles mentaux concomitants qui influencent la volonté et la maîtrise de soi. Par conséquent, il n’est pas surprenant que la responsabilité criminelle ne comprenne pas d’accommodement pour les réalités cliniques de personnes accusées qui se trouvent dans cette situation. De manière significative, en 2011, dans sa décision dans l’affaire R c. Bouchard-Lebrun, la Cour suprême du Canada a signalé la volonté de changer cette approche. Elle a suggéré que, si un accusé risquait d’être dangereux à cause de sa dépendance, une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux pourrait être utilisée (« NRCCTM »). L’accusé pourrait ensuite être transféré du système correctionnel au système de psychiatrie médico-légale. Il est sans doute évident qu’un traitement dans un emplacement de soins de santé serait bénéfique à une personne cherchant à s’affranchir de sa dépendance. De plus, dans la mesure où l’usage de substances et la criminalité sont reliés, la sécurité du public serait sûrement améliorée par la supervision d’anciens toxicomanes en vertu de la partie XX.1 du Code criminel. Il faut tout de même faire attention. Cela deviendrait inquiétant si la défense de NRCCTM venait à être utilisée – peut-être involontairement – comme alternative à la détention préventive des populations dépendantes.

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