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Juillet 2014

Volume 56, No. 4 | Allez aux résumés

 

Essais pour honorer la vie et l’œuvre de Dre Carol La Prairie
Editors, Christopher Murphy and Phillip Stenning

Articles

Page 383

Introduction
Christopher Murphy and Phillip Stenning

Page 399

Hybridity in the Canadian Craft of Criminology
John Braithwaite

Page 417

Whither Restorativeness? Restorative Justice and the Challenge of Intimate Violence in Aboriginal Communities
Jane Dickson-Gilmore

Page 447

Sentencing Aboriginal Offenders: Law, Policy and Practice in Three Countries
Samantha Jeffries and Phillip Stenning

 

Résumés

 

HYBRIDITY IN THE CANADIAN CRAFT OF CRIMINOLOGY

John Braithwaite

Le Canada est un contributeur distinct et important aux études criminologiques. Comme c’est le cas pour de nombreux autres domaines, il tire profit de sa proximité avec les leaders américains en la matière et de sa capacité à s’en éloigner. Cet éloignement est nécessaire, car la criminologie fait partie d’une structure disciplinaire pathologique de la recherche en sciences sociales, laquelle fut développée aux États-Unis et en Europe. Bien que la criminologie au Canada soit plus hybride que la plupart des autres pays, elle demeure moins ouverte aux idées venues des pays orientaux et méridionaux du globe. Une partie importante de cette hybridité que le Canada englobe plus que les autres sociétés occidentales est la sagesse de ses Autochtones. La justice réparatrice, le maintien privé de l’ordre, la criminalité d’entreprise et la lutte contre la criminalité sont utilisés pour illustrer les forces de l’hybridité canadienne. Il s’agit de conversations canadiennes dans lesquelles Carol LaPrairie a participé de manière évocatrice.

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WHITER RESTORATIVENESS?: RESTORATIVE JUSTICE AND THE CHALLENGE OF INTIMATE VIOLENCE IN ABORIGINAL COMMUNITIES

Jane Dickson-Gilmore
Department of Law and Legal Studies, Carleton University

Depuis longtemps, les questions de violence conjugale et familiale au sein des communautés autochtones présentent des défis uniques pour ces communautés et pour la justice criminelle. L’insatisfaction face aux réponses légales, particulièrement face aux politiques de mise en accusation obligatoire, dont les implications pour les victimes et les familles sont, dans le meilleur des cas, mixtes, a amorcé un changement vers la justice réparatrice, laquelle est perçue comme étant plus appropriée culturellement et comme montrant plus de respect envers les familles autochtones. Par contre, des défis importants découlent de la communauté, de la culture et du contexte, lesquels doivent être sérieusement adressés avant que la justice réparatrice puisse être un choix viable, sécuritaire et durable pour les communautés autochtones aux prises avec la violence. Se basant sur des années de travail au sein des communautés cries, cet article explore les réalités de la violence conjugale et des réponses réparatrices. Il soutient qu’un travail supplémentaire doit être fait avant que les processus de réparation puissent être utilisés contre la violence conjugale dans ces communautés.

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SENTENCING ABORIGINAL OFFENDERS: LAW, POLICY, AND PRACTICE IN THREE COUNTRIES

Samantha Jeffries and Phillip Stenning
School of Criminology and Criminal Justice, Griffith University

La « surreprésentation » statistique des Autochtones au sein du système de justice pénale (notamment les prisons) au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande n’est pas mise en doute. La détermination de la peine est souvent perçue comme un moment au sein du système de justice pénale lors duquel le problème de surreprésentation des Autochtones pourrait être abordé. Au cours des vingt dernières années, il y a eu d’importantes discussions au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande afin de déterminer si l’aboriginalité d’une personne devrait être prise en compte lors de la détermination de la peine et, si oui, comment. L’examen et la comparaison des trajectoires de ces débats dans les trois pays au cours des vingt dernières années—en matière de dispositions législatives, de décisions judiciaires et de pratiques de détermination de la peine—suggèrent que, bien que le problème de surreprésentation ait été perçu de la même manière, les réponses en matière de détermination de la peine ont varié d’une nation à l’autre. Par contre, elles ont toutes échoué à réduire les taux d’emprisonnement autochtone.

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