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Numéro 35.1

Rédactrice : NANCY WRIGHT

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ÉDITORIAL
Par Dr. John Winterdyk, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

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Current Debates and Controversies Surrounding Restorative Justice
Par Mateya S. Selders
Baccalauréat ès arts — justice pénale (avec distinction) — Cohorte de 2020, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

Dans de nombreuses cultures, la justice réparatrice est de plus en plus largement comprise et acceptée, en particulier dans le milieu universitaire, grâce à un accroissement de la recherche et de la litté- rature sur le sujet. Cependant, beaucoup se montrent sceptiques ou expriment des doutes à l’égard de la proposition de justice réparatrice. Voici certaines opinions et raisons fondamentales guidant les débats et les controverses entourant la justice réparatrice : « c’est une voie facile »; « elle ne peut être utilisée dans les cas de crimes violents » ou « les méthodes de justice réparatrice ne donnent aucun résultat positif ». Tant que ces réserves ne seront pas abordées de manière officielle et adéquate, l’intégration de la justice réparatrice aux systèmes de justice traditionnels se heurtera probablement à divers degrés de résistance.

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Indigenous Restorative Justice: Practices, Laws, and Healingstrong>
Par Emily (Weglo) Ridley
Baccalauréat es arts — justice pénale (avec distinction) — Cohorte de 2020, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

Les conceptions autochtones de préjudices, de guérison et de justice sont l’une des principales sources des méthodes contemporaines de justice réparatrice. La justice pénale traditionnelle se concentre sur la culpabilité du contrevenant et la punition appropriée, mais les approches autochtones traditionnelles sont axées sur le préjudice commun causé par les actions d’une personne et la responsabilité partagée dans la réparation des causes sociales et des conséquences du tort causé. Les approches de justice réparatrice influencent, quoique lentement, le système de justice pénale traditionnel du Canada. Il importe de souligner la conception du cercle autochtone de détermination de la peine, mise en place au Yukon en 1992.

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Mediation: A Restorative Justice Approach
Par Chalsea Heck
Baccalauréat ès arts — justice pénale (avec distinction) — Cohorte de 2019, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

La médiation entre victime et contrevenant est une approche de justice réparatrice qui gagne en popularité en tant que méthode de rechange pour obtenir justice dans les systèmes contemporains de justice pénale. Le présent article définit ce qu’est la justice réparatrice, illustre le processus de médiation entre victime et contrevenant, examine les programmes offerts au Canada et explore la manière dont la médiation entre victime et délinquant peut être utilisée dans les systèmes de justice actuels. Mme Heck utilise une étude de cas pour démontrer la médiation entre victime et délinquant, où le contrevenant avait participé à un crime haineux motivé par la religion contre la communauté musulmane le 11 septembre 2001. L’auteure aborde également les défis dans le système de justice pénale du Canada et en quoi les aides à la médiation entre victime et contrevenant sont de plus en plus utilisées dans la quête de justice.

27

Restorative Justice: Conferencing
Par Samantha Barlage
Baccalauréat ès arts — justice pénale (avec distinction) — Cohorte de 2019, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

Les conférences de réparation ont été lentement introduites dans le « système de justice traditionnel » occidental au cours des dernières décennies. Bon nombre des programmes existants sont à l’intention des jeunes. En effet, la Nouvelle-Zélande et l’Irlande du Nord, en particulier, obligent les jeunes en conflit avec la loi à participer à des conférences de réparation pendant la détention pré sentencielle. Les contrevenants adultes restent à la traîne en matière de justice réparatrice en Nouvelle-Zélande, mais dans certains cas, ils sont admissibles aux conférences. On a observé de bons résultats à cet égard et même un optimisme prudent à l’égard de l’utilisation de la justice réparatrice en lien avec les crimes interpersonnels graves. La satisfaction des victimes est beaucoup plus élevée dans le cadre de conférences que dans un processus judiciaire, mais les formes de conférences actuelles utilisées peuvent avoir une portée limitée. Les limites à l’égard de l’éventail de crimes pour lesquels les conférences peuvent être utilisées de même que des facteurs structuraux liés à la possibilité de déséquilibres des pouvoirs liés au genre et, de façon plus générale, les capacités linguistiques insuffisantes des jeunes contrevenants potentiellement marginalisés sont sources de préoccupations.

31

Restorative Justice: History and Principles
Par Tina Olyslager
Baccalauréat ès arts — justice pénale — Cohorte de 2019, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

La justice réparatrice est une forme assez récente de justice introduite à Elmira, en Ontario, au Canada, dès 1974, mais elle est présente dans les cultures et l’histoire de nombreux groupes autochtones du monde entier, incluant le peuple maori, en Nouvelle-Zélande. De nombreux théoriciens et chercheurs et systèmes de justice pénale de partout dans le monde ont depuis repris le flambeau. Beaucoup de personnes estiment qu’Howard Zehr a fait progresser la compréhension de la justice réparatrice en comparant les hypothèses et les principes sous-jacents avec la justice rétributive traditionnelle. De nos jours, des options de justice réparatrice existent à toutes les étapes du processus de justice pénale. En intégrant davantage la justice réparatrice aux systèmes actuels de justice rétributive et accusatoire, nous commençons à relever le niveau de la justice pénale.

38

Restorative Justice Circles
Par Brynn Weinkauf & Allison Stasser
Baccalauréat ès arts — justice pénale — Cohorte de 2020, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

Les options de justice réparatrice comme solutions de rechange au système de justice accusatoire traditionnel prennent différentes formes et expressions dans les systèmes contemporains de justice partout dans le monde. Au Canada, les trois principales méthodes de justice réparatrice adoptées jusqu’ici sont la médiation
entre victime et délinquant, les conférences et les cercles (gouvernement du Canada, ministère de la Justice, 2019; Service correctionnel du Canada, 2018; Bazemore et Umbreit, 1998). Les trois utilisent la discussion ouverte et la médiation entre la victime et le contrevenant, et parfois des intervenants tels que les amis, la famille ou des membres de la communauté, mais le concept de cercle est utile pour explorer la nature holistique de la justice réparatrice et son objectif d’amener la victime, le contrevenant et la communauté de retrouver l’équilibre après un crime. Trois formes précises de cercles de réconciliation ont été appliquées dans le système de justice pénale du Canada, soit les cercles de détermination de la peine, les cercles de guérison et les cercles de conciliation, et elles présentent toutes des similarités et des différences intéressantes.

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Teaching Restorative Justice
Par Doug King
Professeur en études de la justice, Mount Royal University (Calgary, Alberta).

Après une interruption de 10 ans, le cours optionnel intitulé Justice réparatrice, du baccalauréat ès arts à Mount Royal University — justice pénale, a été relancé au trimestre d’hiver 2019. L’intérêt des étudiants a immédiatement été suscité, et le nombre d’inscriptions a rapidement atteint la limite. La relance s’est avérée une lourde tâche puisqu’on a dû revoir et actualiser le programme d’études et les ressources du cours. Cependant, les avantages de l’élaboration et de l’enseignement d’un cours de premier cycle en justice réparatrice en valaient la peine. L’élaboration et l’enseignement de ce cours de premier cycle se sont avérés une expérience particulièrement enrichissante. Si les étudiants de l’Université Mount Royal sont un exemple, il semble que de nombreux futurs intervenants du système de justice pénale s’intéressent vivement à ce qu’est la justice réparatrice (et ce qu’elle n’est pas) et aux résultats qu’elle donne (ou ne donne pas). Les intervenants en justice réparatrice ont exprimé un enthousiasme débordant, prêts à venir échanger leurs expériences et leur passion et à renforcer l’apprentissage des étudiants. Des défis intéressants ont également surgi dans l’enseignement d’un cours de premier cycle en justice réparatrice, notamment aider les étudiants à comprendre la redéfinition du terme « tort causé » dans le contexte de la justice réparatrice et les explications théoriques vagues de la raison pour laquelle la justice réparatrice donne des résultats (ou non). Mais, le défi peut-être le plus inattendu a été de concilier la réaction émotionnelle que ce cours a suscitée — tant chez les étudiants que chez le professeur. Nous remercions l’Association canadienne de justice pénale (ACJP) de cette occasion extraordinaire de mettre en valeur un exemple d’études de premier cycle en justice réparatrice.

Les opinions qui sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Association, mais y figurent afin d’encourager à réfléchir et à agir sur la justice pénale dans tout le Canada.

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