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Numéro 32.2

Rédactrice : NANCY WRIGHT

5

ÉDITORIAL
Par Irving Kulik, directeur exécutif de l’ACJP

6

PRIX DE L’ACJP

8

ENTREVUE DE JAY MANDARINO PAR L’ACJP


INTERNATIONAL

15

THE INCARCERATION CRISIS IN THE UNITED STATES OF AMERICA
By Cindy Whitten-Nagle

16

LA MARQUE DE LA MARA, UNE PREUVE JUDICAIRE ?
By Maria Mourani

28

RESTORATIVE JUSTICE IN PRISONS
By Stefan Horodeckyj


22

CONGRESS 2017 AGENDA


CONTRIBUTION DE JEUNES CHERCHEURS

33

REHABILITATION OF CRIMINALS: IS IT WORTH IT?
By Chelsea G. Porter

37

RAPE CULTURE ON UNIVERSITY CAMPUSES IN CANADA: THE POWER OF PRIVILEGE
By Shayne Jackson

42

OFFENDERS DEEMED NOT CRIMINALLY RESPONSIBLE: FUGITIVES FROM JUSTICE?
By Ethan Pohl

43

PROCHAINS ÉVÉNEMENTS


Éditorial

Par Irving Kulik, Directeur général de l’ACJP

Ce numéro de l’Actualité Justice vous présente un tout nouveau look, plus moderne et tendance. Cette nouvelle image est l’une des initiatives entreprises en vue des célébrations de notre 100e anniversaire en 2019. En tant que membres, vous verrez d’autres changements et initiatives au cours des 2 prochaines années. Si vous êtes un lecteur, mais pas encore membre de l’ACJP, nous vous invitons fortement à y adhérer pour un coût annuelle correspondant à votre budget. À l’aube de notre prochain siècle, nous sommes à la recherche d’un large éventail d’opinions pour nous aider à formuler et proposer des politiques en lien à la justice pénale fondées sur des recherches représentant le deuxième siècle du Canada.

Notre congrès du centenaire 2019 sera organisé conjointement avec nos collègues de la Société de criminologie du Québec, avec qui nous avons également collaboré lors du Congrès de 2011. Plus d’informations vous seront partagées dans les mois à venir. En attendant, en partenariat avec notre affilié, l’Association de justice pénale de l’Ontario et le Ministère des services à l’enfance et à la jeunesse de l’Ontario, il nous fait plaisir de vous inviter au Congrès 2017 qui lieu au Sheraton Center Hotel de Toronto du 25 au 27 octobre. Le programme détaillé présente dans ce numéro, je suis certain, en intéressera plusieurs. Je suis convaincu qu’il s’agit d’une conférence que vous ne souhaiterez manquer et je vous invite à vous y inscrire dès maintenant!

Comme vous le savez, il est maintenant courant pour les entreprises de sonder leurs clients et de leur demander quelques minutes de leur temps pour répondre à certaines questions afin d’améliorer leurs services. Étant donné le nombre d’enquêtes que nous recevons parfois, cela peut devenir ennuyeux. Néanmoins, sans vous demander de remplir un autre sondage, je vous invite chaleureusement à nous envoyer vos propres commentaires à propos de cette publication. Aimez-vous le nouveau look, le contenu ou d’autres aspects? Y a-t-il des problématiques et des histoires que vous souhaiteriez que nous couvrions? Tous les commentaires seront appréciés et soigneusement examinés. Veuillez-nous en faire part à ccja-acjp@rogers.com.

Enfin, j’aimerais profiter de cette occasion pour lancer le concours pour notre logo du 100e anniversaire. Si vous avez un penchant pour la créativité et le design graphique, c’est l’opportunité pour vous faire connaître ou pour élargir votre reconnaissance. Vous devrez incorporer notre logo officiel, mais le reste dépend de vous!

Irving Kulik


Résumés

ENTREVUE DE JAY MANDARINO PAR L’ACJP

Cet article présente une entrevue avec l’entrepreneur et philanthrope dynamique aux talents multiples, M. Jay Mandarino, et offre un message d’espoir pour le nombre croissant d’enfants et de jeunes gens en milieu scolaire ou de travail, qui sont incapables de réussir en raison d’un handicap ou d’autres difficultés. M. Mandarino interpelle la société en ce qui a trait aux enfants et aux jeunes gens en difficulté en ramenant leurs problèmes dans le cadre de la normalité. Il se donne en exemple du fait qu’une bonne école, de merveilleux parents, un bon appui, un travail acharné, un peu de chance et l’instinct de ne jamais abandonner l’ont sauvé. Comme philanthrope, M. Mandarino donne de son temps pour présenter sa simple histoire dans le but de sensibiliser les gens à l’importance de redonner à la société. Au nombre de ses autres projets, il a mis en place un parc de planches à roulettes à Toronto, la 4e plus grande installation intérieure sans but lucratif au monde, pour aider les jeunes qui, comme lui, ont des difficultés d’apprentissage ou d’autres problèmes, tel le cancer, et qui n’ont pas accès à des appuis adéquats à la maison ou dans la collectivité.

Jay Mandarino est également le directeur et fondateur du C.J. Skateboard Foundation. Grâce à ses 27 années d’expérience et quelque 50 événements annuels, Jay Mandarino peur venir en aide à nombre d’organisations en mettant à contribution ses talents de commissaire-priseur animé. Sa devise : donnez un coup de main en levant la vôtre. Son site Web se trouve à l’adresse : www.jbmauctionservices.com. Il est membre de l’Association pour les troubles d’apprentissage de l’Ontario et a été coprésident pendant 8 ans de son programme de lutte au décrochage scolaire [Stay in School Program]; il est actuellement coprésident et fondateur du petit-déjeuner annuel de financement de l’Association. Il siège également au conseil d’administration de la Michael “Pinball” Clemons Foundation.

Facebook: https://www.facebook.com/jay.mandarino.3
Article portant sur Not-For-Profit C.J. Skateboard Park & School : http://bitly.com/1JGWdxL

INTERNATIONAL SECTION

THE INCARCERATION CRISIS IN THE UNITED STATES OF AMERICA
Par Cindy Whitten-Nagle, doctorante

Le rapport de Whitten, fondé sur des données probantes et traitant de l’impact de la guerre aux drogues aux États-Unis d’Amérique (É.-U.), est une lecture fascinante qui s’impose. Soulignant que l’instauration de peines minimales obligatoires en matière d’infractions liées à la drogue a entraîné une explosion de la population carcérale sans égale dans les pays développés, bien qu’on ait trouvé des données comparables dans une étude de 2011 portant sur la Russie, elle indique que les prisons américaines excèdent leur capacité et qu’il existe des inégalités au chapitre de la détermination de la peine. En outre, cette approche agressivement punitive du contrôle des drogues s’est avérée inefficace à réduire les taux de récidive. Whitten remet en question les lois et les politiques mises en place au cours des derniers vingt ans au nom de la guerre aux drogues et fait valoir qu’il existe un besoin criant d’autres mesures pour combattre la criminalité liée aux drogues aux États-Unis.

LA MARQUE DE LA MARA, UNE PREUVE JUDICAIRE ?
By Maria Mourani
mouranicriminologue.com

Cet article brosse un tableau des politiques de lutte aux gangs– et des lois antigangs en découlant – qui ont contribué à une complexification de la situation au Salvador et à la stigmatisation d’une jeunesse déjà marginalisée. Après la guerre civile, le Salvador a dû faire face à une criminalité qui s’est peu à peu organisée pour devenir cette force incontrôlable, ce démon dévorant une jeunesse en quête de repère.

RESTORATIVE JUSTICE IN PRISONS
Par Stefan Horodeckyj, B.A., B. Ed, JD

Voulant favoriser la justice réparatrice dans le contexte carcéral, Horodeckyj présente un sommaire intéressant des enjeux que bon nombre d’experts en justice réparatrice recommandent pour les détenus. Ces enjeux incluent, entre autres, la pratique de techniques de relaxation, l’acceptation de responsabilité pour les crimes commis, la guérison de son enfant intérieur, guérir de la honte liée à sa culture et à la prison, se pardonner à soi-même et aux autres personnes significatives, établir des rapports significatifs avec d’autre et imprimer une énergie spirituelle dans sa vie. Il existe différentes façons pour un détenu de s’adonner la justice réparatrice, soit de manière individuelle/non formelle ou de manière formelle dans des groupes, dans des cercles de soutien et de responsabilité, dans des programmes de dialogue victimes-délinquants, en l’occurrence le groupe le plus commun d’initiatives de justice réparatrice. Cet article traite d’études qui illustrent le succès d’initiatives de justice réparatrice dans les prisons des nombreux pays, dont le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

CONTRIBUTION DES JEUNES CHERCHEURS

REHABILITATION OF CRIMINALS: IS IT WORTH IT?
Par Chelsea G. Porter
Étudiante au B.A. en justice criminelle à la Mount Royal University

Lauréate de la Bourse d’études 2016 de la Mount Royal University, dont les avantages incluent une adhésion à l’ACJP et la publication de son article dans Actualités-Justice.

Cet article propose une revue de littérature relative à trois générations de la théorie de la gestion des risques chez les délinquants ainsi qu’une discussion détaillée des enjeux complexes entourant la programmation à la source de la réadaptation réussie des délinquants. L’auteure se penche sur le modèle canadien du Risque-Besoin-Réceptivité (RBR) de la réhabilitation des délinquants dans le cadre d’évaluations efficaces tenant compte du niveau de risque des délinquants, de leurs besoins criminogènes et de leur réceptivité, des compétences des thérapeutes, de la taille des groupes et d’un contrôle convenable. Porter insiste que la faisabilité constitue également un facteur, soulignant que celle-ci est atteinte même lorsque les résultats ne démontrent qu’une faible réduction de la récidive et même lorsque cette approche est utilisée en conjonction avec l’incarcération. Elle souligne que les programmes de traitement de la toxicomanie comme mesure de remplacement de l’incarcération se sont avérés très efficaces au chapitre des économies de coûts et de la récidive et que l’éducation dans les prisons constitue un autre moyen d’atteindre ces buts en fonction des besoins des délinquants. Porter démontre ainsi que la réadaptation en vaut absolument la peine lorsqu’elle est ciblée et mise en oeuvre.

RAPE CULTURE ON UNIVERSITY CAMPUSES IN CANADA: THE POWER OF PRIVILEGE
Par Shayne Jackson
Étudiant au B.A., Bishop’s University (Sherbrooke, Québec)

La société change et s’adapte aux changements qui surviennent au Canada. Cependant, une chose n’a pas changé, en l’occurrence qui détient le pouvoir. Le pouvoir se conforme à un modèle cyclique qui permet à certains groupes de gens de demeurer au sommet de la hiérarchie. Les privilégiés conservent leurs privilèges, alors que les personnes confinées à la marge demeurent exclues. Nous avons vu ces groupes puissants prospérer et utiliser leur influence pour façonner la société d’une manière qui leur convient mieux. On dit des gens au sommet que ce sont des « sujets libéraux » qui servent de mesure pour tous les autres. Les sujets libéraux incarnent les normes sociétales et les idéaux d’une personne, qui représente parfaitement les attitudes et les croyances de la société. Ainsi, il est troublant qu’un certain crime se soit infiltré dans le cercle des privilégiés. Je veux parler ici des agressions sexuelles sur les campus universitaires, un enjeu qui se rattache directement au sujet libéral et, dans le cadre duquel, ces soi-disant modèles de la société sont tantôt les agresseurs, tantôt les victimes. Il s’est agi d’une question brûlante dans les médias depuis une couple d’années. Toutefois, peut-être en raison de la nature du crime qu’est l’agression sexuelle, on semble moins préoccupé de résoudre le problème pour assurer la sécurité et le bien-être des étudiants que de s’attaquer à comment ce type de crime sème le doute quant à la légitimité du sujet libéral et de sa place dans une société idéale ou à l’université. Malheureusement, cela a mené à la protection des idéaux sociétaux plutôt qu’a des efforts de s’attaquer aux problèmes fondamentaux.

OFFENDERS DEEMED NOT CRIMINALLY RESPONSIBLE: FUGITIVES FROM JUSTICE?
Par Ethan Pohl
Étudiant de 2e année du B.A. au département de Sociologie de Bishop’s University

Ethan Pohl nous propose une exploration en profondeur de la question de la défense de non-responsabilité criminelle dans un contexte de sensationnalisme et d’exposés sélectifs par les médias qui présentent les délinquants non criminellement responsables comme des personnes échappant à la justice. Il postule que cela constitue un exemple de la construction sociale de la justice par les médias. Il avance que ceux-ci négligent souvent de discuter de santé mentale lorsqu’ils traitent de cas de non-responsabilité criminelle et que, de ce fait, ils s’attaquent à et alimentent une conception étroite de la justice par les Canadiens. Il souligne que certains médias sont même allés jusqu’à affirmer explicitement qu’un verdict de non-responsabilité criminelle n’est pas de la justice. Pohl rapporte que les opposants au projet de loi C-54 (2013), Loi sur la réforme de la non-responsabilité criminelle – qui a introduit la notion d’accusé non criminellement responsable à haut risque – y voyaient une réaction à l’indignation publique envers un nombre peu élevé de cas d’accusés non criminellement responsables à haut risque ayant une grande notoriété, une notion qui n’améliorait en rien la sécurité publique. Pohl fait valoir que les Canadiens ont beaucoup de difficulté à dissocier la culpabilité du châtiment, même dans le cas de délinquants ayant un long historique de maladie mentale et cela illustre l’affrontement et les tensions constantes entre le classicisme et le positivisme au sein de notre système de justice.

Les opinions qui sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les vues de l’Association, mais y figurent afin d’encourager à réfléchir et à agir sur la justice pénale dans tout le Canada.

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