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MEDIA CONSTRUCTIONS OF RESPONSIBILITY FOR THE PRODUCTION AND MITIGATION OF ENVIRONMENTAL HARMS: THE CASE OF MERCURY-CONTAMINATED FISH
Amy Fitzgerald
University of Windsor
Lori B. Baralt
California State University, Long Beach
Dans les articles sur la représentation par les médias de la criminalité et du système de justice pénale, on parle peu de la façon dont sont représentés les dommages causés à l'environnement et à la santé humaine. Il n'y a rien là de très surprenant puisqu'en général en criminologie, on a tendance à aborder les problèmes environnementaux avec une certaine réticence. On commence à combler ce vide avec la nouvelle notion de crime environnemental, qui vise à voir les dommages causés à l'environnement comme une part importante de l'enquête criminologique. Du point de vue de la criminologie environnementale, on examine dans l'article le cas du poisson contaminé par le mercure tel qu'il a été décrit dans le Globe and Mail et le New York Times, de 2003 à 2008. À l'aide d'une analyse du contenu qualitatif, nous examinons comment a été présentée la responsabilité de la contamination par le mercure et la mitigation des risques associés. On a découvert que, pour expliquer la contamination du poisson, les deux journaux ont discuté des problèmes de la réglementation gouvernementale pour les industries émettrices de mercure et se sont concentrés sur la responsabilité de l'État d'informer le public des risques. Toutefois, ils ont peu parlé de la responsabilité des industries qui rejettent du mercure dans l'environnement, de l'industrie de la pêche commerciale, des restaurants et des supermarchés pour protéger les consommateurs. De plus, les médias ont beaucoup parlé de la responsabilité du consommateur – particulièrement les consommateurs les plus susceptibles d'être affectés par la contamination au mercure – pour l'inciter à limiter sa consommation de poissons riches en mercure. Ces représentations par les médias favorisent la responsabilisation individuelle et normalisent les risques posés par ce danger environnemental, qu'on nous décrit comme quasi inévitable, et qui exige une certaine gestion non seulement par l'État, mais aussi par les consommateurs vulnérables.
JUDGES' ATTITUDES ABOUT AND EXPERIENCES WITH SENTENCING CIRCLES IN INTIMATE-PARTNER ABUSE CASES
Joanne Belknap
University of Colorado - Boulder
Courtney McDonald
Georgia Southwestern State University
Au cours des années 1980 et 1990, on a apporté deux changements qui semblaient contradictoires au processus pénal des cas d'abus causés par un partenaire intime. Le premier changement consistait à considérer les cas de violence associée au sexe de manière plus grave et à accroître la peine. Le second a été la conception et la mise en place de mesures de justice réparatrice, qui ont été prises en considération dans des cas touchant les Premières nations, comme R. c. Gladue en 1999. On a aussi longuement discuté de la question à savoir si la justice réparatrice est appropriée dans les cas de violence liée au sexe. De plus, certains érudits des Premières nations se demandent si la justice réparatrice n'est pas simplement un autre moyen de maîtriser et de punir les peuples autochtones. L'étude porte sur des entrevues menées auprès de 27 juges dans une grande province de l'Ouest, un an avant la décision prise dans l'affaire Gladue. Les questions portaient sur l'attitude des juges et leur expérience en ce qui a trait aux cercles de sentence dans les cas d'abus par un partenaire intime. Les résultats suggèrent un soutien judiciaire prudent, tempéré par de graves préoccupations.
YOUTH JUSTICE IN CANADA: THEORETICAL PERSPECTIVES OF YOUTH PROBATION OFFICERS
Raymond R. Corrado
School of Criminology, Simon Fraser University
Karla Gronsdahl
School of Public Safety and Security, Justice Institute of British Columbia
David MacAlister
School of Criminology, Simon Fraser University
Irwin M. Cohen
School of Criminology and Criminal Justice, University of the Fraser Valley
La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, tout comme la version précédente, la Loi sur les jeunes contrevenants, contient des philosophies, des principes et des procédures fondés sur plusieurs modèles théoriques de justice pour les adolescents. On se demande à quel point il est difficile pour les divers professionnels de la justice pour adolescents qui sont responsables de la mise en œuvre de cette loi de l'appliquer uniformément pour divers cas ayant des caractéristiques différentes. Dans l'article, on parle d'une étude menée auprès d'agents de probation juvénile en Colombie-Britannique qui agissaient en vertu de la Loi. Dans l'étude, on a demandé à ces agents de probation de revoir cinq cas réels graves ou violents commis par de jeunes contrevenants au Canada. L'orientation théorique pour chaque cas a été dérivée de modèles divergents de justice pour adolescents. Malgré des variations hypothétiques basées sur les caractéristiques de chaque cas, des concordances importantes ont été notées pour quatre des cinq cas. La démarche des agents de probation rejetait typiquement les recommandations relatives à l'imposition d'une peine basée sur des modèles polarisés de justice pour adolescents comme l'aide sociale et la lutte contre le crime. Au lieu, les agents de probation ont opté pour un modèle qui représentait une approche plus éclectique, comme une justice corporatiste ou modifiée.
GENDERED TREATMENT: GIRLS AND TREATMENT ORDERS IN BAIL COURT
Jane B. Sprott
Department of Criminal Justice and Criminology, Ryerson University
Anthony N. Doob
Centre of Criminology, University of Toronto
Depuis longtemps, les filles, beaucoup plus que les garçons, se sont vu imposer des mesures de réadaptation par le système de justice pour les adolescents. Même si ce recours à la réadaptation selon les lois sur la justice pour les adolescents a diminué au cours des dernières décennies, on s'inquiète encore du fait que les filles risquent plus que les garçons de se voir imposer une condition liée à leur « participation à une intervention ». On étudie ce phénomène à l'étape précédant le procès, en examinant les conditions de mise en liberté sous caution déterminées pour les jeunes. À l'aide d'un échantillon de cas de mise en liberté sous caution provenant d'un important tribunal pour adolescents de Toronto, d'avril 2003 à décembre 2008, on a découvert que les filles étaient considérablement plus susceptibles que les garçons de recevoir une condition de participer à un programme d'intervention, particulièrement si l'infraction était mineure et à caractère non violent. Alors que la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents indique clairement que les jeunes ne peuvent pas être détenus ou condamnés à la détention pour des raisons de bien-être de l'enfant (Sections 29 et 39(5)), elle ne contient aucun renseignement explicite quant à l'imposition de conditions de mise en liberté sous caution liées à la « réadaptation ». Même si les mesures paternalistes d'intervention et de réadaptation utilisées plus tôt au XXe siècle ont considérablement diminué (Sprott and Doob, 2009), elles semblent avoir laissé des traces profondes, principalement en ce qui a trait au processus de mise en liberté sous caution chez les filles.