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POLICING PROLIFERATION: ON MILITARIZATION AND ATOMIC ENERGY CANADA LIMITED'S NUCLEAR RESPONSE FORCES
Kevin Walby and Jeff Monaghan
Carleton University
D'après une analyse des demandes d'accès à l'information, on décrit dans l'article la militarisation des forces policières au Canada pour ce qui est de la réglementation sur l'industrie nucléaire. On examine les forces d'intervention pour la sécurité nucléaire qui sont déployées dans les centrales nucléaires du Canada, notamment leurs caractéristiques structurelles (similaires à celles des organisations paramilitaires) et leurs liens avec les forces policières locales et nationales. On évalue aussi le récent effet des politiques de lutte contre le terrorisme sur les activités de ces forces d'intervention. Dans le commentaire, qui porte sur l'effet de la militarisation de la police dans les régions rurales, on parle du rapprochement des multiples échelles de politiques causé par la militarisation et la mise en œuvre de modèles de politiques contre le terrorisme axées sur la prévention et la protection civile. Dans la conclusion, on discute des coûts associés à la prolifération des centrales nucléaires, qui, en plus de causer des dommages à l'environnement, exigent des subventions de l'ordre des centaines de millions de dollars par année versées par le gouvernement fédéral à Énergie atomique du Canada limitée et à la Commission canadienne de sureté. Une partie de cet argent est affecté à la militarisation (par exemple, à l'achat d'armes et aux technologies de surveillance).
NOEUDS OU CHAMPS ? ANALYSE DE L'EXPERTISE INTERNATIONALE SUR LA CRIMINALITÉ TRANSNATIONALE ORGANISÉE ET LE TERRORISME
Amandine Scherrer
Chercheure invitée, Department of Politics, Université de Manchester
Chercheure associée à la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie, Université de Montréal
Benoît Dupont
Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie, Université de Montréal
Dans ce contexte particulier de l'ère post-guerre froide, où la menace essentiellement militaire s'est reconstruite dans les discours autour de phénomènes plus diffus comme la criminalité transnationale organisée et le terrorisme, des fonctionnaires des administrations étatiques ont été appelés à participer à des rencontres plus ou moins formelles dans le cadre d'institutions régionales et/ou internationales. L'intensification de ces rencontres au cours des années 1990 a contribué à renforcer ou à créer des réseaux d'acteurs à l'échelle internationale. L'analyse de ces groupes de travail, aussi appelés « groupes d'experts », présente un certain nombre de difficultés, tant sur le plan empirique qu'épistémologique, que cet article se propose d'analyser. Cet article a ainsi pour objectif d'apporter un éclairage sur un de ces groupes d'experts en particulier, et de mesurer, sur la base de données empiriques souvent délicates à réunir, la pertinence de deux approches théoriques développées en sciences sociales : la théorie des champs et celle de la gouvernance nodale.
LAY PERCEPTIONS OF CHILD PORNOGRAPHY OFFENDERS
Anita Lam
Jennifer Mitchell
University of Toronto
Michael C. Seto
Royal Ottawa Health Care Group
Dans la présente étude, on examine comment l'âge et le sexe des mineurs (étude 1) et des contrevenants (étude 2) influent sur la perception d'étudiants universitaires lorsqu'ils évaluent des cas de possession de pornographie juvénile. Au total, 492 participants ont évalué la gravité apparente du délit, la peine appropriée, le risque de récidive en pornographie juvénile, la probabilité d'un contact sexuel antérieur ou futur entre le contrevenant et un mineur et la probabilité que le contrevenant soit un pédophile. Dans l'étude 1, les participants ont jugé que plus le mineur décrit était jeune, plus le délit de possession était grave, sans égard au sexe du mineur. Dans l'étude 2, l'âge et le sexe du contrevenant n'ont eu aucun effet sur la perception de la gravité du crime, mais les contrevenants de sexe masculin ont été jugés plus à risque de commettre un crime lié à la pornographie juvénile. Dans les deux études, les participants ont jugé le crime plus grave s'ils pensaient que le contrevenant risquait d'être un pédophile. Les résultats de l'étude indiquent une divergence entre la perception des non-spécialistes et les preuves empiriques accumulées sur les contrevenants en pornographie juvénile. On discute des conséquences possibles de ces résultats sur les politiques, la loi et la recherche.
BAD DATES AND STREET HASSLES: VIOLENCE IN THE WINNIPEG STREET SEX TRADE
Elizabeth Comack
Department of Sociology, University of Manitoba
Maya Seshia
Department of Political Science, University of Alberta
La violence est devenue une caractéristique trop familière du commerce de la prostitution de rue. Néanmoins, nous en savons très peu sur la nature de cette violence, et encore moins sur les agresseurs. Dans la présente étude, on examine les données recueillies dans les rapports sur les « rendez-vous qui tournent mal » et le « harcèlement de rue » publiés dans deux bulletins distribués aux organismes du centre-ville de Winnipeg, afin de déterminer les caractéristiques sociales des agresseurs, les lieux où ces événements risquent de se produire, les formes de violence (verbale, physique, sexuelle et économique) et la présence d'armes. Les conclusions tiennent compte du fait que la prostitution comporte de grands risques. Alors que la violence contre les travailleurs du sexe fait partie d'un continuum de violence contre les femmes en général, les circonstances sociales dans lesquelles ces personnes exercent leur métier et le « discours sur leur aliénation » se combinent pour rendre les travailleurs du sexe encore plus susceptibles d'être victimes de violence.
REFORMING INVESTIGATIVE INTERVIEWING IN CANADA
Brent Snook and Joseph Eastwood
Memorial University of Newfoundland
Michael Stinson
Greater Sudbury Police Service
John Tedeschini
Edmonton Police Service
John C. House
Royal Newfoundland Constabulary
Les pratiques d'entrevues d'enquête au Canada devraient faire l'objet d'une réforme importante. La formation sur les entrevues avec des témoins et des victimes adultes, qui est offerte aux agents de police canadiens, est souvent superficielle et celle sur l'interrogation de suspects se limite à la controversée technique Reid. Cela pose problème parce que les enquêteurs risquent ainsi de ne pas maximiser la quantité ni la qualité des renseignements obtenus des personnes interrogées. Dans l'article, on décrit la méthode PEACE, un modèle d'interrogatoire inquisitorial jugé à la fois éthique et fondé sur la recherche scientifique. Pour réussir cette réforme des pratiques d'entrevues d'enquête, il faudrait mettre en place un modèle national standardisé qui serait basé sur le modèle PEACE et qui augmenterait les partenariats entre utilisateurs et théoriciens.