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octobre 2009 | Sommaire Volume 51, No 4


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
THE OFFENDING TRAJECTORIES OF YOUTHFUL ABORIGINAL OFFENDERS
 
Annie K. Yessine
National Crime Prevention Centre
 
James Bonta
Public Safety and Emergency Preparedness Canada
 
Dans l'étude, on examine les trajectoires criminelles de jeunes autochtones assujettis à une ordonnance de probation au Manitoba, Canada, et on les compare à celles de jeunes probationnaires non autochtones. Selon les résultats des analyses de la croissance mixte obtenus avec les deux sous-échantillons, un modèle de trajectoires latentes à deux groupes est la forme d'évolution développementale qui représente le mieux le comportement criminel à partir du début de l'adolescence jusqu'au milieu de l'âge adulte. Un petit nombre de contrevenants ont continué d'adopter un comportement délinquant grave durant toute leur vie. Toutefois, le reste de l'échantillon, soit la majorité des probationnaires juvéniles, se caractérisait par une participation relativement rare et moins grave à des activités criminelles au fil des ans. Le taux de délinquants dans le groupe chronique à criminalité élevée était légèrement plus important chez les contrevenants autochtones (18,7 %) que chez les contrevenants non autochtones (12,3 %). D'autres analyses ont révélé que les contrevenants autochtones étaient plus susceptibles de provenir d'un milieu pauvre caractérisé par un environnement familial instable, la consommation de drogues et l'influence négative des pairs. Ces risques/besoins criminogènes ont contribué à la persistance et à la gravité de leur activité criminelle. En revanche, les liens négatifs ont laissé envisager un risque accru d'appartenir au groupe chronique à criminalité élevée chez les contrevenants non autochtones. A la fin de l'article, on parle des répercussions potentielles de ces résultats et on suggère des pistes de recherches.
 

 
EMOTIONS AND THE CAMPAIGN FOR VICTIMS' RIGHTS IN CANADA
 
Karen Stanbridge and J. Scott Kenney
Department of Sociology, Memorial University of Newfoundland
 
Les raisons prédominantes données pour expliquer l'accroissement de l'action collective concernant les droits de la victime au début des années 1980 au Canada suivent généralement les préceptes des processus politiques, de la mobilisation des ressources et des démarches d'encadrement de la recherche sur le mouvement social. Elles décrivent ce mouvement comme une conséquence directe des conditions organisationnelles, politiques et culturelles contemporaines. À notre avis, même si ces facteurs jouent un rôle incontesté dans l'augmentation de l'activisme, les groupes de défenseurs des droits des victimes doivent aussi gérer, afficher et encadrer adéquatement les émotions vives associées à l'expérience vécue par la victime (détresse, peur, injustice et colère) pour maintenir l'intégrité interne du groupe ainsi que sa légitimité externe ou publique. Notre analyse contribue à l'étude des mouvements sociaux sur la manière d'approfondir les connaissances sur la dynamique des mouvements en portant une attention particulière au rôle joué par les émotions dans le processus de l'action collective.
 

 
THE USE OF RISK FACTORS PROPOSED BY DEVELOPMENTAL PATHWAYS OF ANTISOCIAL BEHAVIOUR IN PREDICTING PROGRAM DROP-OUT
 
Marina Rachitskiy
University of Surrey
 
Ralph Serin
Carleton University
 
G. Tendayi Viki
University of Kent
 
Dans cette étude d'archives, on évalue l'emploi des facteurs de risque proposés par les cheminements développementaux menant aux comportements antisociaux, notamment les théories de Moffitt (1993) et de Loeber (1985), pour prédire l'abandon de certains programmes offerts dans les établissements de traitement pour les jeunes aux prises avec de graves problèmes de comportement (Roberts/Smart Centre: RSC). On a évalué les écarts de conduite durant leur traitement de 113 jeunes admis dans un Roberts, ainsi que sept des facteurs de risque proposés par les deux théories du développement. D'après les analyses, les jeunes n'ayant pas terminé les programmes d'intervention du centre ont eu une plus grande variété d'écarts de conduite durant leur traitement. Les facteurs de risque développementaux ont fortement permis de prédire ces écarts et l'abandon du programme. Plus particulièrement, les comportements manifestes précoces, les comportements manifestes actuels et les problèmes cognitifs ou d'apprentissage étaient les meilleurs facteurs pour prédire l'abandon du programme. Les analyses de médiation ont révélé une relation directe seulement entre l'abandon du programme et les comportements manifestes actuels. Fait intéressant, une des analyses de la médiation a révélé qu'une variété d'écarts de conduite élimine la relation entre l'abandon du programme et les difficultés cognitives ou d'apprentissage. Les répercussions de ces résultats sur la théorie et la pratique font l'objet de la discussion.
 
 

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