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octobre 2008 | Sommaire Volume 50, No 5


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
THE NEIGHBOURHOOD CONTEXT OF URBAN ABORIGINAL CRIME
 
Robin T Fitzgerald
Canadian Centre for Justice Statistics
 
Peter J. Carrington
University of Waterloo
 
Dans l'article, on parle de l'hypothèse de La Prairie (1992; 2002), selon laquelle la surreprésentation du peuple autochtone dans le système de justice pénale au Canada est, jusqu'à un point important, due à leurs conditions de vie urbaine désavantageuses. Plus particulièrement, on examine les sources du taux élevé de crimes chez les Autochtones qui ont été signalés par des policiers de Winnipeg en 2001. Les données géocodées sur les incidents criminels tirées de la Déclaration uniforme de la criminalité pour la ville de Winnipeg ont été combinées lors d'une analyse écologique de la criminalité chez les Autochtones des centres urbains, menée à l'échelle du voisinage. Les résultats indiquent qu'une grande part des crimes commis par les Autochtones et signalés par les policiers dépend des caractéristiques structurelles des voisinages dans lesquels les peuples autochtones ont tendance à vivre. Ces résultats confirment l'hypothèse de La Prairie et montrent à quel point il faut tenir compte des conditions communautaires pour comprendre et prévenir le crime.
 

 
REVISITING SELECTION AND INFLUENCE: AN INQUIRY INTO THE FRIENDSHIP NETWORKS OF HIGH SCHOOL STUDENTS AND THEIR ASSOCIATION WITH DELINQUENCY
 
Chris Baerveldt and Beate Völker
Utrecht University
 
Ronan Van Rossem
Ghent University
 
Les criminologues ont tendance à croire que les amis adoptent des comportements délinquants relativement similaires. Toutefois, on ne comprend pas bien la raison de cette similarité. On ne sait pas si elle provient d'une sélection ou d'un processus d'influence. Dans l'article, on explore ce sujet à l'aide de données longitudinales sur les réseaux d'amitiés entre étudiants et les comportements délinquants observés dans seize écoles secondaires hollandaises (n=859). Aux fins d'analyse, on s'est servi de SIENA, une technique permettant l'analyse simultanée de la dynamique des réseaux et des comportements. Selon une méta-analyse, l'influence est un processus général qui ne varie pas d'une école à l'autre, tandis que la sélection a joué un rôle dans seulement 4 des 16 écoles.
 

 
RECOVERING THE EARLY HISTORY OF CANADIAN CRIMINOLOGY: CRIMINOLOGY AT THE UNIVERSITY OF BRITISH COLUMBIA, 1951-1959
 
Gary Parkinson
British Columbia Open University (retired)
 
Dans l'article, on raconte comment a été conçu le premier programme de criminologie au Canada, offert par l'Université de la Colombie-Britannique, de 1951 à 1959. Le programme comprenait un baccalauréat en criminologie avec une option avec mention, une maîtrise en criminologie et un certificat d'études supérieures. Même si on néglige souvent de le mentionner dans l'histoire de la criminologie, il mérite qu'on s'y attarde en raison de sa nature novatrice et de son impact sur la justice pénale au Canada. Né pendant la période de la conception de la «nouvelle pénologie », il a joué un rôle important dans la diffusion de cette philosophie et dans sa mise en œuvre à l'Haney Correctional Institution, créé en même temps que le programme universitaire. Elmer Kim Nelson, criminologue en Californie, a été grandement responsable de la structure et de la direction adoptées à la fois pour le programme universitaire et la prison. Même si le programme n'a pas duré longtemps, il a eu un impact considérable sur la scène régionale et nationale pendant une trentaine d'années.
 

 
YOUTH CRIME RATES AND THE YOUTH JUSTICE SYSTEM
 
Jane B. Sprott
Ryerson University
 
Anthony N. Doob
University of Toronto
 
Selon un examen de la variation observée d'une province à l'autre pour les crimes violents ou contre les biens signalés par les intéressés, de jeunes Canadiens et Canadiennes, il y considérablement moins de variation que pour les taux des contacts enregistrés entre les policiers et les jeunes et le recours aux tribunaux pour adolescents pour ces jeunes. Il est probablement préférable de considérer la mesure officielle des crimes commis par les jeunes au Canada comme une représentation du comportement adopté par les adultes lorsqu'ils décident de la manière de réagir aux crimes, plutôt que comme une représentation du comportement des jeunes.
 
 

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