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STREET YOUTH, UNEMPLOYMENT, AND CRIME: IS IT THAT SIMPLE? USING GENERAL STRAIN THEORY TO UNTANGLE THE RELATIONSHIP
Stephen W. Baron
Queen’s University
Des chercheurs ont recommandé de porter une plus grande attention aux variables reliant le chômage et la criminalité. En particulier, ils ont suggéré que la façon dont les gens interprètent leur situation sur le marché du travail influe grandement sur leur réaction dans cette situation. À l'aide des théories des tensions générales, la présente recherche porte sur le rôle joué par le chômage dans le comportement criminel de 400 jeunes de la rue. Un élément intéressant est la manière dont ces jeunes interprètent leurs expériences de travail, et comment ces interprétations et ces expériences influent toutes deux sur le comportement criminel. Les résultats révèlent que les effets du chômage sur la criminalité sont principalement modifiés et modérés par d'autres variables. En particulier, le chômage dépend d'attributions externes qui mènent à la colère envers l'inemploi, ce qui engendre la criminalité. L'effet direct du chômage sur le crime est modéré par le mécontentement lié à l'argent et à une recherche d'emploi minimale. La colère envers le chômage résulte aussi d'interprétations subjectives négatives de la situation économique et d'un attachement incessant au marché du travail. En outre, ces perceptions négatives, l'absence de soutien de la part de l'État, une diminution du contrôle social et l'absence prolongée de domicile augmentent la participation directe aux activités criminelles. Cette participation est aussi encouragée par les pairs, les valeurs anormales et le mépris des peines encourues. On discute des résultats obtenus et on offre d'autres pistes de recherche.
CHILDHOOD PREDICTORS OF ADULT CRIMINALITY: A META-ANALYSIS DRAWN FROM THE PROSPECTIVE LONGITUDINAL LITERATURE
Alan Leschied
The University of Western Ontario
Debbie Chiod
Centre for Addiction and Mental Health
Elizabeth Nowicki and Susan Rodger
The University of Western Ontario
Il existe maintenant suffisamment de recherches dans la littérature de la psychologie du comportement criminel pour évaluer les répercussions des expériences vécues pendant la petite enfance et l'adolescence sur les comportements à l'âge adulte. Dans la présente méta-analyse, trente-huit études prospectives et longitudinales répondaient aux critères de sélection. Elles portaient sur divers facteurs liés à la petite enfance et à la famille permettant peut-être de prédire la participation éventuelle à un délit ou un crime à l'âge adulte. Les principaux résultats révèlent que des prédicateurs dynamiques versus statiques sont liés à la participation éventuelle à la criminalité à l'âge adulte. Plus les enfants étaient âgés au moment où on a observé le prédicateur, plus leur tendance à commettre un délit à l'âge adulte était grande. Parmi les facteurs dynamiques, ceux observés chez les enfants et les adolescents qui ont obtenu la plus haute cote comprenaient une variété de composantes du comportement, notamment l'identification précoce de l'agression, des troubles de l'attention, de l'agitation et un besoin d'attention. Les composantes émotionnelles correspondant à la dépression, y compris le repli sur soi, l'anxiété, l'autodévalorisation et l'aliénation sociale, faisaient aussi parti du nombre. Il y avait aussi des descripteurs familiaux comme diverses stratégies parentales négatives, notamment les pratiques coercitives, les comportements autoritaires, le manque de supervision de l'enfant et la structure familiale, ou encore être témoin de violence, les conflits entre parents, certains facteurs de stress familiaux et le manque de communication. Les résultats obtenus sont passés en revue, de même que les stratégies de prévention relatives aux services ciblés qui influent sur la probabilité de voir chez les adultes des comportements antisociaux décelés durant leur jeunesse.
FACTORS INFLUENCING POLICE ATTITUDES TOWARDS EXTRAJUDICIAL MEASURES UNDER THE YOUTH CRIMINAL JUSTICE ACT
Voula Marinos
Department of Child and Youth Studies, Brock University
Nathan Innocente
Department of Sociology, University of Toronto
Des mesures extrajudiciaires prises en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents forcent les policiers à changer leur manière de répondre aux jeunes. La Loi contient une structure et des directives précises sur la pertinence des mesures extrajudiciaires. Elle n'empêche pas de recourir à ces mesures même en cas de récidive. Comme l'accent est mis sur la responsabilisation et la proportionnalité de la mesure, les policiers doivent tenir davantage compte de la gravité du comportement délinquant de l'adolescent que de ses antécédents de délinquance. À partir d'exemples tirés de sondages (n = 70) et d'entrevues détaillées (n = 64) menées auprès de 70 policiers de cinq sphères de compétences en Ontario, on a découvert que ceux-ci accordent une importance relativement grande aux contacts antérieurs avec les forces policières (mesures extrajudiciaires ou reconnaissance de culpabilité). Cela influe grandement sur leur attitude à éviter aux jeunes des peines pour des délits mineurs comme un méfait ou un vol à l'étalage. Les résultats sont analysés dans le contexte de l'attitude et du processus décisionnel visant à éviter des peines aux jeunes du Canada.
PROGRESSIVE REFORMS OR MAINTAINING THE STATUS QUO? AN EMPIRICAL EVALUATION OF THE JUDICIAL CONSIDERATION OF ABORIGINAL STATUS IN SENTENCING DECISIONS
Andrew Welsh
Criminology and Contemporary Studies
Wilfrid Laurier University
James R.P. Ogloff
School of Psychology, Psychiatry, and Psychological Medicine,
Faculty of Medicine, Nursing and Health Sciences, Monash University
Les statistiques du gouvernement et des recherches empiriques montrent depuis longtemps que la proportion d'Autochtones dans les prisons canadiennes est beaucoup plus importante que la proportion relative d'Autochtones dans la population générale. Même si on devient de plus en plus conscient de cette surreprésentation, on observe peu de changements quant au taux d'incarcération des Autochtones. La section 718.2(e) a été ajoutée au Code criminel pour inciter les tribunaux à envisager d'autres possibilités que l'incarcération, selon les circonstances, tout particulièrement dans le cas de transgresseurs autochtones. Pour évaluer l'impact de la s.718.2(e), l'étude porte sur 691 décisions concernant la détermination de la peine qui ont été choisies au hasard dans la base de données Quicklaw, afin d'établir à quel point le statut autochtone est lié à la détermination de la peine par les juges, par comparaison à d'autres facteurs juridiques pertinents qui ont guidé ce processus auparavant. D'après des analyses de régression hiérarchiques, le statut autochtone ne permet pas vraiment de calculer la probabilité de recevoir ou non une peine privative de liberté liée aux circonstances aggravantes et atténuantes ou aux objectifs de la peine cités par les juges. Toutefois, plusieurs de ces circonstances aggravantes ou atténuantes, y compris la gravité de l'infraction, les antécédents criminels et le plaidoyer du transgresseur, étaient liées de près à la détermination de la peine.