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WHAT DOES BEING GAY HAVE TO DO WITH IT? A FEMINIST ANALYSIS OF THE JUBRAN CASE
Tia Dafnos
Department of Sociology, York University
Tout au long de sa carrière d’étudiant à l’école secondaire, Azmi Jubran était la cible de harcèlement. En 1996, il a déposé une plainte concernant les droits de la personne à l’endroit du Conseil scolaire de Vancouver. Dans sa plainte, il alléguait être la cible de discrimination en raison de son orientation sexuelle. Il s’agissait de la première cause canadienne qui portait sur la responsabilité de l’école par rapport aux actes de harcèlement entre pairs. De plus, la cause apporte une contribution importante à la jurisprudence en matière de harcèlement et de discrimination en raison de l’orientation sexuelle. Son importance s’explique par le fait que Jubran ne s’affichait pas comme homosexuel. Dans la présente étude, on fait une analyse critique féministe des jugements et avis du Tribunal des droits de la personne, de la Cour supérieure et de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique concernant la pertinence de l’orientation et de l’identité sexuelles et de la reconnaissance du préjudice dans cette cause. On discute de la notion de
honte sexuelle développée par Drucilla Cornel, du lien établi par Gail Mason entre le harcélement en raison de l’orientation sexuelle et la désignation de la victime, et l’analyse faite par Judith Butler de la capacité des mots à faire mal, en posant la question à savoir si, en fonction de ces conceptualisations, on qualifierait de harcèlement les actes perpétrés à l’endroit de Jubran. On soutient, enfin, que si ce précédent jurisprudentiel possède, en principe, la capacité de supprimer l’homophobie dans les écoles, le régime légaliste des droits de la personne pose encore des problèmes en ce qu’il peut compromettre les efforts déployés en vue de supprimer l’oppression et d’atteindre l’égalité sociale.
PRIVATE SECURITY’S PURCHASE: IMAGININGS OF A SECURITY PATROL IN A CANADIAN RESIDENTIAL NEIGHBOURHOOD
Jeffrey Brown and Randy Lippert
Unitersity of Windsor
Dans l’article, on évalue un petit programme privé de sécurité mis en place dans un quartier riche de l’Ontario. Les résidents ont recours aux services d’une firme privée de patrouille de sécurité. Cette étude exploratrice, basée principalement sur des entrevues approfondies menées auprès d’abonnés du service, examine leurs attentes par rapport à ce programme et son contexte. On aborde quatre aspects clés du discours des abonnés (exclusivité, sécurité, patrouilles publiques et privées, et responsabilité). Grâce à une analyse de la compréhension des consommateurs de ces quatre aspects, on suppose que la consommation de la sécurité privée pourrait être plus complexe que les théories et les recherches antérieures l’ont montré, et l’achat de services de sécurité privée basé sur les attentes du consommateur, plus faible. D’après ces résultats, on propose d’effectuer d’autres recherches sur la consommation de la sécurité privée. On suggère aussi que les programmes privés de sécurité initiés dans les voisinages, particulièrement ceux qui ne sont ni endossés ni appuyés par l’État, sont peu susceptibles de proliférer au Canada.
TRENDS IN FEAR OF CRIME IN A WESTERN CANADIAN CITY: 1984, 1994, AND 2004
Michael Weinrath
University of Winnipeg
Kristin Clarke
University of Manitoba
David R. Forde
University of Alabama
Si les criminologues ont porté une attention particulière à la distribution, aux causes et aux conséquences de la peur du crime, les tendances de ce phénomène ont été peu étudiées. Donc, en exploitant des données provenant de l’enquête de la région de Winnipeg (1984, 1994 et 2004) ainsi que des statistiques officielles sur la criminalité fournies par le service de police de Winnipeg, les auteurs analysent ces tendances par rapport à la criminalité effectivement signalée aux forces policières. Ils font ainsi une évaluation de la criminalité en appliquant un indice qui intègre cinq indicateurs reliés à des types d’infraction précis et qui sert à estimer dans quelle mesure les individus craignent d’être victimes d’actes de vol, d’effraction, de vol à main armée, de fraude ou d’agression sexuelle. On exploite les techniques de Bonferonni et les méthodes de régression pour évaluer l’évolution des tendances en matière de peur du crime entre 1984 et 2004. Or, les résultats indiquent que les répondants ont déclaré des niveaux peu élevés de peur pendant la période visée. Ils montrent en outre une faible corrélation entre la peur du crime et les mesures officielles de la criminalité. De tels constats mettent en cause l’exploitation des mesures de la peur du crime par des décideurs politiques qui seraient à la recherche de mécanismes d’évaluation d’initiatives en matière de justice pénale.
FORENSIC BAREFOOT MORPHOLOGY COMPARISON
A.B. Yamashita
Forensic Identification Research Services, Royal Mounted Police
L’analyse morphologique des empreintes plantaires porte sur la comparaison de la forme (morphologie) d’un pied nu dans le but d’établir, dans le cadre d’une enquête criminelle, un lien entre un suspect et les lieux d’un crime. Cela comprend la comparaison d’empreintes encrées, de moulages d’un suspect et d’empreintes laissées dans des chaussures connues, aux empreintes plantaires ou aux empreintes d’un sujet qui portait des bas, trouvées sur les lieux d’un crime, ou aux semelles intérieures de chaussures liées aux lieux d’un crime. La démarche comparative ressemble à l’acte de comparer un pneu aux traces de pneu laissées dans la terre ou de comparer une chaussure à l’empreinte d’une chaussure. Dans une optique de mise en valeur de la présentation de cette technique devant les tribunaux, l’auteur a mené des recherches approfondies en vue de démontrer la variabilité des empreintes plantaires. Enfin, tant les avocats et les enquêteurs devraient prendre connaissance de ce mode d’analyse comparée et, le cas échéant, envisager son application.