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THE RISK-NEED-RESPONSIVITY MODEL OF ASSESSMENT AND HUMANE SERVICE IN PREVENTION AND CORRECTIONS: CRIME-PREVENTION JURISPRUDENCE
D.A. Andrews and Craig Dowden
Department of Psychology
Carleton University
La psychologie sociale et de la personnalité générale qui est sous-jacente au modèle Risque-Besoin-Réceptivité (RBR) de la réhabilitation tient compte des sources de contrôle personnelles, interpersonnelles et relativement automatiques du comportement humain, ainsi que des théories cognitives de l’apprentissage social liées aux influences interpersonnelles dans des milieux sociaux importants. En matière de prédiction et d’intervention, de nombreuses recherches appuient le modèle RBR. Ce modèle est largement utilisé malgré le soutien mitigé qu’il reçoit pour l’exercice correctionnel de routine. Dans l’article, on suggère que le RBR et sa psychologie sous-jacente pourraient aussi aider les organismes de justice et les tribunaux, au moyen d’une jurisprudence axée sur la réhabilitation.
UNDERSTANDING RISK IN THE CONTEXT OF THE YOUTH CRIMINAL JUSTICE ACT
Paula Maurutto
Department of Sociology
University of Toronto-Mississauga
Kelly Hannah-Moffat
Department of Sociology
University of Toronto-Mississauga
Les évaluations du risque sont de plus en plus utilisées dans tout le système de justice criminelle au Canada et jouent un rôle important dans la préparation des rapports présentenciels. Au cours des cinq dernières années, dans neuf juridictions au pays, on s’est servi d’évaluations du risque pour la préparation de rapports présentenciels chez les adolescents. Même si les risques sont bien connus en théorie, les études empiriques sur la manière dont les structures de risque (re)définissent et (ré)organisent les pratiques de prise de décisions institutionnelles et les effets socio-légaux de ces processus sont plus rares.
En se basant sur des entrevues, un examen de la jurisprudence et des analyses documentaires sur les évaluations du risque, les auteures envisagent les conséquences de l’emploi d’évaluations du risque pour la préparation de rapports présentenciels chez les adolescents. Elles s’intéressent tout particulièrement aux différences entre les nouvelles pratiques de risque, ainsi qu’à l’accent qui est mis sur la proportionnalité de la peine dans la Loi sur le système de justice pénale chez les adolescents.
THE UMPIRES STRIKE BACK: CANADIAN JUDICIAL EXPERIENCE WITH RISK-ASSESSMENT INSTRUMENTS
Justice David P. Cole
Ontario Court of Justice, Toronto
Comme les responsables des politiques pénitentiaires canadiens ont commencé à implanter l’usage des outils d’évaluation du risque pour divers types de décisions liées aux peines et aux probations, on demande souvent aux juges de trancher sur leur admissibilité et leur pertinence probante dans une variété de contextes, plus particulièrement lors de l’imposition d’une peine. Jusqu’à présent, les juges ont donné leur avis dans certains contextes : la non-divulgation (par le conseil ou les agents de correction) du fait qu’on a utilisé un outil d’évaluation du risque; l’emploi de politiques de «dérogation par le ministère» pour certaines infractions; les compétences de l’évaluateur, et les renseignements ayant servi à formuler l’évaluation. Dans un cadre plus large, les juges se sont joints aux universitaires, qui s’inquiètent du fait qu’accorder trop de confiance à l’évaluation du risque pourrait nuire à la proportionnalité.