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juillet 2007 | Sommaire Volume 49, No 3


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
PATTERNS OF RESIDUAL CRIMINAL CAREERS AMONG A SAMPLE OF ADJUDICATED FRENCH CANADIAN MALES
 
Lila Kazemian
John Jay College of Criminal Justice
 
Marc LeBlanc
Université de Montréal, School of Psychoeducation
 
David P. Farrington
University of Cambridge, Institute of Criminology
 
Ken Pease
Jill Dando Institute, University College London
 
Cette étude explore les distributions de durée de carrière résiduelle, qui se définit comme étant le nombre d’années d’activité criminelle restant jusqu’à la dernière infraction. Les analyses sont effectuées avec un échantillon d’adolescents judiciarisés québécois, et incluent des données auto-révélées et officielles entre l’adolescence et l’âge de quarante ans.  Les distributions de carrière résiduelle sont présentées selon l’âge au moment du délit, la(les) condamnation(s) antérieure(s), l’intervalle de temps écoulée depuis la dernière condamnation, la précocité, et la nature du délit.  Les résultats n’illustrent que le nombre d’années d’activité criminelle restant jusqu’à la fin de la carrière criminelle diminue à un rythme régulier avec l’âge.  La durée résiduelle diminue également avec chaque condamnation successive, et à mesure que l’intervalle de temps séparant la condamnation actuelle et la condamnation précédente augmente.  La durée résiduelle augmente avec la précocité de la carrière criminelle.  Les données auto-révélées et officielles présentent de nombreuses similitudes quant aux distributions de carrières résiduelles, ce qui suggère que les données officielles présentent un profil assez juste des carrières criminelles parmi les délinquants qui sont caractérisés par une criminalité très active.
 

 
LOCAL DRUG – CRIME DYNAMICS IN A CANADIAN MULTI-SITE SAMPLE OF UNTREATED OPIOID USERS
 
Patrick Manzoni
Institute of Criminology, University of Zurich
 
Benedikt Fischer and Jürgen Rehm
University of Toronto and Centre for Addiction and Mental Health
 
Dans le cadre d’une étude menée dans cinq villes canadiennes, les auteurs ont analysé les dossiers de 677 personnes qui consommaient des opoïdes ou d’autres drogues dans un contexte illégal et non-thérapeutique et qui ont signalé qu’ils commettaient des crimes contre les biens, étaient  revendeurs de drogues ou étaient travailleurs du sexe. D’abord, les auteurs ont étudié les modes et la fréquence de consommation de drogues et l’ampleur de la vente illicite de drogues dans chaque ville. Ensuite, ils ont analysé les dynamiques et les facteurs déterminants au niveau de l’implication criminelle, dont les modes de consommation et les caractéristiques socio-économiques des sujets. Cette démarche a permis l’analyse prédictive des types d’activité criminelle et des tendances criminelles pour chaque ville et, par conséquent, l’identification de corrélations locales entre la drogue et la criminalité. Les auteurs avaient constitué leur l’échantillon d’analyse en appliquant des méthodes de repérage de participants et de sondage cumulatif, et ils l’ont validé en suivant des protocoles normalisés. Or, les résultats révèlent des différences importantes concernant l’ampleur et la fréquence des activités criminelles dans les cinq villes. Ainsi, l’application de la méthode de régression logistique multiple démontre qu’à Toronto, la consommation de la drogue crack et les crimes contre les biens sont étroitement associés, alors qu’il y a une forte corrélation entre l’usage de la cocaïne et le travail du sexe à Montréal et à Québec. Ces constats laissent entrevoir l’existence de dynamiques locales de cultures de la drogue qui seraient reliées à des activités criminelles précises. Enfin, les auteurs présentent les nouvelles perspectives que les résultats de leur étude offrent tant aux chercheurs qu’aux intervenants professionnels oeuvrant sur le terrain.
 

 
YOUNG PEOPLE’S PERCEPTIONS AND EXPERIENCES OF THE LAWYER – CLIENT RELATIONSHIP
 
Michele Peterson-Badali, Stephanie Care, and Julia Broeking
Department of Human Development and Applied Psychology,
Ontario Institute for Studies in Education of the University of Toronto


La Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents confèrent aux jeunes les mêmes droits à une procédure de recours que ceux accordés aux adultes, dont le droit aux services d’un avocat. Cependant, on  a mené peu de recherches empiriques jusqu’à ce jour sur la façon dont les avocats représentent leurs clients adolescents ou sur les facteurs qui déterminent les jugements que les jeunes portent sur leur avocat et ses services. Or, il importe de faire la lumière sur ces questions, étant donné les conséquences juridiques et sociales éventuelles des évaluations faites par les jeunes. Dans le cadre de la présente étude, des entrevues ont été effectuées auprès de 48 jeunes contrevenants. Les questions portaient sur leurs expériences concernant les avocats de la défense et avaient pour but de cerner les facteurs reliés aux perceptions et évaluations des jeunes par rapport aux avocats et aux échanges entre avocat et client. Les résultats laissent croire que la perception d’équité et divers aspects des relations interpersonnelles et des rapports avocat-client seraient reliés au niveau de satisfaction des adolescents à l’égard de leur avocat. Par ailleurs, la compréhension du travail des avocats n’aurait pas de valeur prédictive quant au niveau de satisfaction des jeunes, et on n’a identifié aucune variable propre au client ou au résultat de l’interaction avocat-client qui influe sur l’opinion que les jeunes se font de leurs expériences.  Enfin, on discute des résultats par rapport à la théorie de la justice en matière de procédure et à leurs impacts éventuels sur le plan pratique.
 

 
LE PROTOCOLE SOCIOJUDICIAIRE EN MATIÈRE DE VIOLENCE CONJUGALE: UNE MOBILISATION CIBLÉE POUR UNE INNOVATION LIMITÉE DANS UN CHAMP FORTEMENT CONFLICTUEL
 
Angèle Bilodeau
Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Institut national de santé publique du Québec, et Département de médecine sociale et préventive, Université de Montréal
 
Denis Allard
Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, et Institut national de santé publique du Québec
 
Chantal Lefebvre
Institut national de santé publique du Québec
 
Hélène Cadrin
Ministère de la Famille, des Ainés et de la Condition féminine, Gouvernement du Québec
 
Marie-Josée Pineault
Direction de la santé publique, de la planification et de l’évaluation, Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent
 
La collaboration intersectorielle conduisant à la pérennisation de la référence policière systématique et de l’accompagnement sociojudiciaire des femmes victimes de violence conjugale demeure toujours un défi dans ce champ d’intervention. Cet article présente l’évaluation des pratiques planificatrices ayant eu cours dans le développement, l’implantation et la pérennisation d’une telle initiative innovante, soit le protocole sociojudiciaire dans la région du Bas-Saint-Laurent, au Québec. La méthode est une étude de cas longitudinale et interprétative en vertu d’une théorie sociale de l’innovation, soit la théorie de la traduction. Les pratiques planificatrices déployées ont consisté en un découpage stratégique de la finalité à atteindre et des acteurs à mobiliser, et la mise en place de dispositifs de collaboration permettant de dépasser les controverses qui, historiquement, divisent les acteurs de ce champ. L’étude montre que l’engagement initial des acteurs et la démonstration de la faisabilité d’une telle initiative ne suffisent pas à assurer sa pérennisation au sein des organisations. De telles innovations reposent sur un réseau d’alliances patiemment construit et qui n’est jamais stabilisé. Leurs promoteurs doivent assurer une vigilance constante visant à constamment renforcer le réseau d’acteurs et éviter le désistement de segments déjà engagés afin de favoriser leur pérennisation.
 
 

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