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avril 2007 | Sommaire Volume 49, No 2


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
PUBLIC CONFIDENCE IN CRIMINAL JUSTICE IN CANADA:  A COMPARATIVE AND CONTEXTUAL ANALYSIS
 
Julian V. Roberts
Department of Criminology, University of Ottawa and
Centre of Criminology, Oxford University
 
Dans la plupart des pays occidentaux, le niveau de confiance que le grand public manifeste envers le régime de justice pénale est devenu une question importante.  Ainsi, en établissant leurs orientations politiques, plusieurs instances ont privilégié la promotion de cette confiance, et au cours des dernières années les gouvernements de maints pays ont mené des enquêtes d’opinion publique destinées à jauger le niveau de confiance du grand public envers la justice pénale.  Cependant, nos connaissances concernant les taux de confiance envers la justice pénale au Canada sont limitées.  Dans le présent article, l’auteur passe en revue les recherches empiriques en la matière et présente une explication des tendances actuelles.  Ainsi, alors qu’un nombre significatif de Canadiens expriment peu de confiance envers le système de justice pénale, l’opinion de la plupart des répondants est plutôt favorable.  En général, les niveaux de confiance envers le système de justice pénale sont plus élevés au Canada qu’ailleurs.  Ceci dit, le grand public manifeste moins de confiance envers le système de justice qu’envers d’autres composantes du secteur public telles que le système des soins de santé.  Ce sont les services policiers qui jouissent du plus haut niveau de confiance, alors que le système carcéral obtient la cote la plus faible.  Enfin, l’auteur contextualise ces constats et discute de leurs impacts éventuels sur les recherches ultérieures et les politiques gouvernementales.
 

 
HOMICIDE AND MEDICAL SCIENCE:  IS THERE A RELATIONSHIP?
 
Martin A. Andresen
School of Criminology
Simon Fraser University
 
Les taux de criminalité violente demeurent élevés aux États-Unis comme au Canada.  Or, certains chercheurs ont posé l’hypothèse qu’il existerait un écart entre l’évolution du taux de voies de fait graves (ainsi que de crimes violents en général) et du taux d’homicides, évolution qui s’expliquerait par la baisse des taux de mortalité à la suite d’un traumatisme.  Par ailleurs, l’approche axée sur l’analyse de la létalité vient appuyer cette hypothèse en mesurant le nombre de décès effectifs par rapport au nombre de décès potentiels (homicides et voies de fait graves) s’étant produits dans le cadre d’activités criminelles.  Enfin, on démontre dans le présent article que l’approche axée sur l’analyse de la létalité tient compte des définitions de données et qu’il n’y a pas d’écart véritable entre le taux de voies de fait graves et le taux d’homicides.
 

 
LE MINEUR SUJET DE DROIT ET LA JUSTICE PÉNALE : DU « MEILLEUR INTÉRÊT » À L’ALIÉNATION
 
Martin Dufresne, Richard Maclure et Kathryn Campbell
Université d’Ottawa

En réunissant l’étude de textes de loi et l’analyse de discussions de groupe réalisées avec des mineurs, les auteurs se penchent sur l’émergence d’un mineur sujet de droit dans la mouvance néo-libérale de la politique pénale des mineurs depuis la Loi sur les jeunes contrevenants (LJC 1982) jusqu’à aujourd’hui.  L’analyse des figures du « sujet de droit » et des réformes législatives montre le rétrécissement accéléré de la personnalité juridique du mineur qui perd en potentiel d’action et de pouvoir.  En effet, cette subjectivation finit par se rapprocher du seul « droit à être entendu ».  Les auteurs mettent cette analyse en parallèle des résultats de discussions de groupes réalisées avec des mineurs tout juste avant l’adoption de la récente Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA).  La justice continue d’être vécue comme une expérience aliénante par les jeunes et ils ont le sentiment d’être un objet du système plutôt qu’un sujet autonome.  En somme, cette juridicisation n’aura pas tant « libéré » le mineur du carcan d’une justice dite paternaliste que de le subjuguer à un système qui exerce son propre arbitraire bureaucratique, bien que ce système dise vouloir « entendre » le jeune de qui on exige davantage une comptabilité par la peine.  La LSJPA sanctionne le rétrécissement de la personnalité juridique du mineur à la fois dans le processus judiciaire et à la fois par l’entremise des mesures et sanctions extrajudiciaires.
 

 
PARENTAL INVOLVEMENT IN YOUTH COURT
 
Kimberly N. Varma
Department of Criminal Justice and Criminology
Ryerson University
 
La participation parentale représente depuis toujours une pierre angulaire des lois canadiennes sur la justice applicable aux jeunes, et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (2003) attache une importance encore plus grande à cette participation.  On s’attendrait alors à ce que la présence et la participation des parents aux audiences influent sur les décisions rendues par les tribunaux de la jeunesse.  C’est dans cette optique que l’auteure étudie la participation parentale aux audiences du tribunal de la jeunesse sur le cautionnement et sur la détermination de la peine.  Or, ces constats laissent croire que, même si la plupart des parents avaient assisté aux audiences et que le juge avait appris que ceux-ci participaient activement à la vie de leur enfant, ces éléments d’information n’auraient pas eu d’incidence sur la décision du tribunal sauf en ce qui concerne les modalités de surveillance et de logement établies lors des audiences sur le cautionnement.  Par ailleurs, certains commentaires qualitatifs émis lors des audiences laissent entendre que les juges n’auraient pas tenu compte du soutien parental en rendant leur décision; en fait, le nombre d’audiences comportant une discussion du soutien parental était faible.  L’auteure évalue l’incidence éventuelle de ces constats par rapport au rôle plus grand confié aux parents en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
 

 
ECOLOGICAL ANALYSIS OF CRIME RATES AND POLICE DISCRETION WITH YOUNG PERSONS:  A REPLICATION
 
Jennifer L. Schulenberg
Sam Houston State University
 
Joanna C. Jacob
University of Waterloo
 
Peter J. Carrington
University of Waterloo
 
Le présent article reprend les résultats d’un projet de recherche déjà publié dans la Revue (Schulenberg 2003).  L’auteure exploite les données de l’année 2001 provenant de 374 municipalités dans le but d’analyser le rapport entre les taux municipaux de criminalité, d’une part, et le recours policier à la mise en accusation des jeunes, d’autre part, et d’utiliser ce rapport à titre d’indicateur de contrôles sociaux formels.  Cette nouvelle analyse sert à approfondir le projet antérieur en y intégrant des indicateurs supplémentaires de désorganisation sociale et d’opportunité criminelle.  Or, les résultats de la nouvelle analyse confirment en général ceux du premier projet :  (1) ils appuient la théorie de la désorganisation sociale en tant que seule explication des taux municipaux de criminalité; (2) ils appuient les théories de l’urbanisation et de la désorganisation sociale en tant qu’explications du recours policier aux contrôles sociaux formels à l’égard des jeunes; (3)  ils n’appuient aucunement la théorie de l’opportunité criminelle en tant qu’explication de l’un ou de l’autre phénomène.  La seule différence importante entre les deux projets est ceci :  les résultats plus récents viennent appuyer l’hypothèse de la surcharge comme explication du recours policier aux contrôles sociaux formels à l’égard des jeunes.
 
 

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