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octobre 2006 | Sommaire Volume 48, No 6


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
HOW NOT TO THINK ABOUT CRIME IN THE MEDIA
 
Aaron Doyle
Department of Sociology and Anthropology, Carleton University
 
Cet article évalue l’état d’avancement actuel de la recherche sur le traitement médiatique de la criminalité. On y avance que la recherche effectuée jusqu’à ce jour présente certains problèmes, les principaux états qu’on y présume de l’existence de certains effets des médias, qu’on attribue une certaine uniformité réductionniste à divers aspects des médias et à la manière dont ils façonnent ou sont façonnés par les rapports sociaux et institutionnels. Partant de son analyse de diverses recherches sur la criminalité, telle que décrite dans les médias, l’auteur souligne certaines des limites de la recherche centrée sur les effets de tels reportages. Il avance en outre que la difficile question des effets découlant des influences exercées par les reportages sur la criminalité a été abordée le plus efficacement à ce jour par des études examinant les effets politiques et institutionnels immédiats du crime, tel que dépeint dans les médias. Il faudrait compléter ces études par davantage d’études interprétatives sur le sens que donnent certaines personnes aux reportages sur les affaires criminelles. Il suggère enfin qu’il est nécessaire de procéder à une analyse soutenue de l’interaction entre l’actualité et la fiction en matière de criminalité.
 

 
SEEING RED OVER BLACK AND WHITE: POPULAR AND MEDIA REPRESENTATIONS OF INTER-RACIAL RELATIONSHIPS AS PRECURSORS TO RACIAL VIOLENCE
 
Barbara Perry
University of Ontario, Institute of Technology
 
Michael Sutton
Nottingham-Trent University
 
Le meurtre récent d’Anthony Walker, au Royaume-Uni, témoigne de l’antipathie persistante, et même de l’hostilité ressentie à l’endroit de personnes engagées dans des relations interraciales, notamment celles entre un homme noir et une femme blanche. Le jeune Walker, âgé de dix-sept ans, a été sauvagement battu, puis tué à coups de hache sur la tête ; l’élément de « provocation » de cette agression étant la relation entre ce jeune Noir et son amie de cœur de race blanche. Cet article se penche sur les perceptions et les mythes qui ont marqué l’histoire et qui, encore aujourd’hui, continuent de stigmatiser les relations interraciales. On y examine de manière plus spécifique la manière dont ce phénomène est présenté dans les divers médias populaires. Les auteurs soutiennent que ces représentations médiatiques contribuent à un environnement « qui facilite, pour ne pas dire favorise » la violence à l’endroit des personnes engagées dans des relations interraciales.
 

 
NEWS, TRUTH, AND THE RECOGNITION OF CORPORATE CRIME
 
John L. McMullan
Sociology and Criminology, Saint Mary’s University

Le présent article présente une analyse de la façon dont les médias ont accepté et continué d’accepter comme véridiques les informations relatives à l’explosion survenue dans la mine Westray et les répercussions de cet accident entre 1992 et 2002. Cet analyse porte sur 1,972 reportages et fait appel à la notion de « politiques de la vérité » élaborée par Michel Foucault et aux idées de Stanley Cohen sur le déni culturel afin de mieux comprendre l’organisation sociale sous-jacente à la production de nouvelles et le rôle qu’ont joué les médias qui ont reçu et diffusé la « vérité » communiquée par Westray, alors que l’entreprise et les instances gouvernementales étaient confrontées à des accusations. L’auteur avance que les comptes-rendus de la vérité étaient diversifiés et divergents et qu’ils ont engendré divers « régimes de vérité » autour d’un accident naturel, d’une tragédie au plan juridique et d’un scandale politique. Mais une chose faisait défaut en regard de ces comptes-rendus diversifiés, c’est-à-dire une discussion des incidences sociales de la criminalité des entreprises. Cela a mis en lumière la capacité limitée des médias de communiquer la vérité aux puissantes instances de l’entreprise et de l’État, le fait que leur version de la vérité a été amenée à coïncider avec celle des gens exerçant le pouvoir et le fait que la criminalité des entreprises a été rendue invisible dans la culture populaire.
 
 

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