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janvier 2006 | Sommaire Volume 48, No 1


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
CRIME PREVENTION THROUTH ENVIRONMENTAL DESIGN: DISCOURSES OF RISK, SOCIAL CONTROL, AND A NEO-LIBERAL CONTEXT
 
Patrick F. Parnaby
University of Guelph
 
L’auteur étudie les façons dont les praticiens et les adeptes de la Prévention du crime par l’aménagement du milieu (CPTED) cadrent, dans leur discours, les risques reliés à la criminalité. Il soutient, en effet, qu’on cadre ces risques de trois façons inter-reliées : (1) en tant que de danger prévisible; (2) en tant que potentiel dépolitisé; et (3) en tant que potentiel présupposant la responsabilisation entière de l’individu. Il enchaîne en prétendant que ces pratiques constituent, pour les intervenants, des mécanismes servant à légitimer leur domaine d’expertise professionnelle tout en leur offrant la possibilité d’exercer un contrôle de type « pastoral » sur le client. Enfin, il soutient que ces cadres servent à démontrer la transformation du risque en objet d’un discours essentiel permettant l’émergence de certaines idéologies gouvernementales néo-libérales (Foucault, 1991) en matière de répression de la criminalité.
 

 
MALE AND FEMALE YOUTH CRIME IN CANADIAN COMMUNITIES: ASSESSING THE APPLICABILITY OF SOCIAL DISORGANIZATION THEORY
 
Joanna C. Jacob
Department of Sociology,
University of Waterloo

 
Si le niveau de sensibilisation à la criminalité des adolescentes augmente, rares sont les théories et études empiriques en criminologie qui tiennent compte de cette criminalité. Par ailleurs, la théorie de la désorganisation sociale offre une explication écologique des taux de criminalité juvénile. Or, historiquement, il s’agit d’une théorie qu’on applique à la délinquance juvénile masculine et qu’on étudie en exploitant surtout des données américaines. Ajoutons que la théorie de la désorganisation sociale contribue à la compréhension des conditions reliées à l’augmentation des taux de criminalité et qu’elle peut donc aider à mieux comprendre la délinquance féminine. C’est dans cette optique que l’auteure veut évaluer la pertinence de la théorie de la désorganisation sociale par rapport à la délinquance juvénile masculine et féminine dans les collectivités canadiennes. Elle y intègre plusieurs sources de données en vue d’une analyse de la délinquance juvénile globale ainsi que des infractions contre les biens et des actes de violence perpétrés par les jeunes, et ce, selon le sexe des contrevenants. Elle exploite autre autres les données du Recensement du Canada (1996) et l’enquête « Canadian Uniform Crime Reporting Survey » (1996). Or, les résultats laissent entendre que la théorie susmentionnée peut s’appliquer en partie au niveau communautaire canadien; cependant, ils indiquent également que les facteurs de prédiction reliés au contrôle social informel de la délinquance juvénile varient davantage selon le type d’infraction que selon le sexe des contrevenants.
 

 
IMPROVING THE EFFECTIVENESS OF THE NATIONAL DNA DATA BANK: A CONSIDERATION OF THE CRIMINAL ANTECEDENTS OF PREDATORY SEXUAL OFFENDERS
 
John C. House and Paul Noble
Royal Newfoundland Constabulary

Richard M. Cullen and Brent Snook
Memorial University of Newfoundland

Les auteurs ont évalué l’efficacité de la Loi sur l’identification par les empreintes génétiques en déterminant si 106 prédateurs sexuels meurtriers et 85 prédateurs sexuels violeurs avaient déjà été condamnés pour des infractions exigeant la communication du profil d’identification génétique à la Banque nationale de données génétiques. Ils ont donc vérifié si les casiers judiciaires des délinquants faisaient état de condamnations antérieures pour des infractions primaires ou secondaires désignées, selon les dispositions de la Loi, ainsi que pour des infractions non désignées ayant été commises avant le meurtre ou l’agression sexuelle. Or, la majorité des meurtriers (68 %) et des agresseurs sexuels (59 %) n’avaient été déclarés coupables d’aucune infraction primaire désignée; 50 % des meurtriers et 37 % des agresseurs sexuels n’avaient été déclarés coupables d’aucune infraction secondaire désignée; et 39 % des meurtriers et 28 % des agresseurs sexuels n’avaient été déclarés coupables d’aucune infraction désignée. Dans l’ensemble, ce sont les infractions non désignées qui faisaient l’objet du plus grand nombre de condamnations antérieures, alors que les infractions primaires désignées faisaient l’objet du nombre moins élevé de condamnations antérieures. Des condamnations antérieures pour vol (infraction non désignée) et pour introduction par effraction (infraction secondaire) étaient les plus nombreuses pour les deux groupes de délinquants. Enfin, les résultats laissent entendre qu’on pourra améliorer l’efficacité de la Banque nationale de données génétiques en exigeant le prélèvement d’échantillons d’ADN à la suite de condamnations pour certaines infractions non désignées ou secondaires désignées.
 

 
RESULTS BY DESIGN: THE ARTEFACTUAL CONSTRUCTION OF HIGH RECIDIVISM RATES FOR SEX OFFENDERS
 
Cheryl Marie Webster
Department of Criminology
University of Ottawa

 
Rosemary Gartner and Anthony N. Doob
Centre of Criminology
University of Toronto

 
Selon les propos de Langevin, Curnoe, Feoroff, Bennett, Langevin, Peever, Pettica et Sandhu dans un article publié en 2004, le taux de récidive des délinquants sexuels s’établirait à 88,3 %. Or, une analyse approfondie de cet article démontre qu’il est impossible d’interpréter ce taux exceptionnellement élevé. En effet, les délinquants dont les parcours criminels ont fait l’objet de l’étude sont, selon toute probabilité, peu représentatifs de la population globale des délinquants sexuels. Qui plus est, l’indicateur appliqué par les chercheurs pour mesurer la récidive fausse la signification habituelle du terme et sert à gonfler artificiellement le taux de récidive, qui ne revêt par conséquent aucune valeur scientifique.
 
 

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