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octobre 2005 | Sommaire Volume 47, No 4


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
ADOLESCENT DELINQUENCY AND HEALTH
 
Terrance J. Wade
Department of Community Health Sciences and
Child and Youth Studies
Brock University

 
David J. Pevalin
Department of Health and Human Sciences
University of Essex

 
Les risques que vivent les adolescents dans leur milieu socio-structurel se conjuguent-ils pour en faire des personnes plus susceptibles de subir de multiples conséquences néfastes? En s’inspirant de la théorie du contrôle, les auteurs évaluent (1) dans quelle mesure les facteurs de risque servent à prédire une large gamme de conséquences au niveau du comportement criminel ou de la santé, et (2) dans quelle mesure ces conséquences sont reliées les unes aux autres sur le plan temporel. Pour ce faire, ils exploitent des données provenant des deux premières séries de l’Enquête longitudinale nationale sur la santé des adolescents (n=4 834), étude qui est disponible au grand public. Or, selon les résultats de leurs recherches, les facteurs de risque servant à prédire des comportements délinquants tels que la violence, l’agression et le dommage aux biens servent également à prédire la dépression ainsi que les problèmes perçus de santé et l’usage de la cigarette, de l’alcool, de la marijuana et des drogues dures. Par ailleurs, la plupart des conséquences sont interreliées et pourraient donc constituer des manifestations comorbides de l’exposition au risque. Enfin, les auteurs établissent des liens temporels entre l’usage de la cigarette et la dépression; entre l’usage de la cigarette et de la marijuana, d’une part, et l’usage des drogues dures, d’autre part; entre les problèmes perçus de santé et l’usage de l’alcool, de la marijuana et des drogues dures; et entre la délinquance sous forme de nuisance publique et l’usage de l’alcool et de la marijuana.
 

 
OPEN-STREET CAMERA SURVEILLANCE AND GOVERNANCE IN CANADA
 
Kevin Walby
Department of Sociology and Anthropology
Carleton University

 
Au lieu de s’inspirer d’une variante non différenciée du panopticon de Michel Foucault ou de conceptualiser la surveillance comme simple mesure imposée par les instances supérieures, l’auteur soutient que l’utilisation de la surveillance vidéo dans les rues publiques est fondée sur diverses perspectives sociales qui se chevauchent les unes les autres. En tant que projet de contrôle s’inscrivant dans ce cadre plus global qu’est la gouvernance, la surveillance vidéo dans les rues publiques peut être déclenchée par des intervenants en haut, au milieu ou en bas de la hiérarchie sociétale. Ainsi, le haut de la hiérarchie représenterait une instance politique ou administrative; le milieu serait occupé par des entrepreneurs; et le bas représenterait des citoyens qui chercheraient des mesures de contrôle pour protéger leur collectivité en faisant preuve d’entrepreneurship moral et en se liguant souvent avec les médias locaux d’information. Cependant, ce processus peut être inversé : le pouvoir se diffuse à travers les populations, de sorte que des regroupements de citoyens possèderaient le pouvoir de contester toute mesure de contrôle dans leur collectivité. Afin d’étayer ces postulats, l’auteur exploite des données provenant de reportages, de questionnaires et d’entrevues sur la prolifération de la surveillance vidéo dans les rues publiques du Canada. En puisant dans les sociologies de la gouvernance, du risque et de l’étude critique des médias, et en présentant une trajectoire théorique plus nuancée que celle des théories fondées sur des conceptualisations descendantes du pouvoir, de la politique et de la communication, l’auteur met en cause les modèles théoriques dominants concernant la surveillance vidéo dans les rues publiques afin de démontrer que cette forme de contrôle peut s’exercer à partir de divers rangs de la hiérarchie sociétale.
 

 
ANOTHER LOOK AT THE “CORPORATE ADVANTAGE” IN ROUTINE CRIMINAL PROCEEDINGS
 
Jean-Luc Bacher, Martin Bouchard, and Pierre Tremblay
École de criminologie,
Université de Montréal


Julie Paquin
Sûreté du Québec

Si les organisations et les entreprises ayant commis des infractions réussissent plus souvent que les particuliers à éviter des sanctions pénales, elles devraient donc réussir plus souvent, en tant que victimes, à faire imposer des peines aux contrevenants traduits en justice. C’est John Hagan (1982) qui a élaboré cette hypothèse et qui l’a mise à l’épreuve en y appliquant des tests empiriques. Dans le présent article, les auteurs analysent toutes les affaires de fraude à l’endroit d’entreprises et ayant fait l’objet d’enquêtes policières de janvier à juin 1991 à Montréal. Ainsi, selon les résultats provisoires, les affaires de fraude à l’endroit d’importantes entreprises seraient plus susceptibles d’aboutir à une mise en accusation, alors que les contrevenants ayant ciblé de petites entreprises seraient moins susceptibles d’être traduits en justice. Or, les auteurs examinent dans quelle mesure le recours aux agences privées de sécurité, les caractéristiques des actes de fraude, les liens inter-organisationnels, les différences au niveau des réactions des enquêteurs policiers et des tribunaux de justice pénale, ou encore d’autres variables potentiellement confusionnelles expliqueraient l’avantage dont semblent bénéficier les organisations et les entreprises.
 

 
PROBATION SENTENCES AND PROPORTIONALITY UNDER THE YOUNG OFFENDERS ACT AND THE YOUTH CRIMINAL JUSTICE ACT
 
Jessica E. Pulis
University of Waterloo
 
Jane B. Sprott
University of Guelph
 
La présente étude a pour but d’évaluer dans quelle mesure les juges essaient d’établir des peines de probation proportionnelles en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants (LJC) et de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA). Pour ce faire, les auteures ont analysé l’impact de la nature de l’infraction sur la durée de la peine de probation en exploitant (1) un échantillon de causes jugées en vertu de la LJC et (2) un échantillon de causes jugées en vertu de la LSJPA. Or, selon les résultats de leur analyse, les juges du tribunal pour adolescents seraient davantage influencés par la nature des infractions les plus graves jugées dans le cadre de la LSJPA qu’ils ne l’étaient dans le cadre de la LJC. Une telle tendance constituerait ainsi une preuve provisoire de l’impact de l’article 38(2)(c) de la LSJPA. En effet, selon cet article, la peine doit être proportionnelle à la gravité de l’infraction et au degré de responsabilité de l’adolescent à l’égard de l’infraction.
 
 

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