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juillet 2005 | Sommaire Volume 47, No 3


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
THE SENTENCING OF ABORIGINAL AND NON-ABORIGINAL YOUTH UNDER THE YOUNG OFFENDERS ACT: A MULTIVARIATE ANALYSIS
 
Jeff Latimer
Senior Research Officer
Research & Statistics Division
Department of Justice Canada

 
Laura Casey Foss
Research Assistant
Research & Statistics Division
Department of Justice Canada

 
Dans le présent article, on examine les peines imposées aux jeunes autochtones et non autochtones en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants en exploitant les données des tribunaux de la jeunesse de cinq grandes villes canadiennes. Plus précisément, on étudie trois prononcés de sentence distincts en menant des analyses de régression logistique et multiple : (1) l’imposition d’une peine de garde par rapport à l’imposition d’une peine non carcérale; (2) l’imposition d’une peine de garde en milieu fermé par rapport à une peine de garde en milieu ouvert; et (3) la durée de la peine de garde. Or, les résultats démontrent, tout d’abord, que les jeunes autochtones ne sont pas plus susceptibles que les non autochtones de se faire infliger une peine de garde. En fait, les juges semblent fonder l’imposition de la peine de garde sur des facteurs classiques tels que le dossier criminel et la gravité de l’infraction. Ensuite, il n’existe aucune preuve convaincante qui indiquerait que les jeunes autochtones soient plus susceptibles que les autres de se faire infliger une peine de garde en milieu fermé. Enfin, les données semblent indiquer toutefois que les jeunes autochtones seraient susceptibles de se faire infliger une peine de garde de plus longue durée que les autres jeunes, et cela, indépendamment des facteurs aggravants classiques (antécédents criminels, gravité du crime, etc.).
 

 
NEEDING TREATMENT: A SNAPSHOT OF PROVINCIALLY INCARCERATED ADULT OFFENDERS IN NOVA SCOTIA WITH A VIEW TOWARDS SUBSTANCE ABUSE AND POPULATION HEALTH
 
Heather A. Kitchin
Department of Sociology
Acadia University

 
À l’heure actuelle, les Services correctionnels de la Nouvelle-Écosse offrent peu de programmes ou de moyens de traitement à l’intention de contrevenants adultes incarcérés dans ses prisons, et cela, en dépit des résultats de recherches qui font ressortir les liens entre la toxicomanie et la criminalité. Or, grâce à l’exploitation de données qualitatives et quantitatives, le présent rapport de recherche contextualise la situation correctionnelle en Nouvelle-Écosse par rapport à d’autres études portant sur la criminalité et la toxicomanie; présente un portrait instantané de la population carcérale adulte de la province et de ses besoins en matière de programmation; souligne la nécessité de programmes accrédités de prévention de la toxicomanie à l’intention de cette population; et affirme qu’on pourra atténuer le problème de la mise à l’écart des contrevenants en abordant les politiques sur la toxicomanie, les programmes de prévention et les services connexes dans une optique « santé de la population ». La présente étude a pour but de faire rapport sur les résultats de recherches menées auprès d’adultes incarcérés dans les différentes régions de la Nouvelle-Écosse pour ensuite approfondir les liens qui existent entre la criminalité, la toxicomanie et la santé de la population. Or, les résultats démontrent que la grande majorité des détenus dans les prisons de la Nouvelle-Écosse font face à des problèmes de toxicomanie, qu’on peut établir un lien très fort, en Nouvelle-Écosse comme ailleurs, entre la criminalité et la toxicomanie, et que les contrevenants adultes semblent posséder une volonté certaine de participer à un programme de prévention en milieu carcéral. Enfin, l’étude propose quelques pistes de recherche ultérieure.
 

 
CAN MEDIATION BE THERAPEUTIC FOR CRIME VICTIMS? AN EVALUATION OF VICTIMS’ EXPERIENCES IN MEDIATION WITH YOUNG OFFENDERS
 
Jo-Anne Wemmers and Katie Cyr
International Centre for Comparative Criminology
École de criminologie
Université de Montréal


La nature de leur expérience du système de justice peut faciliter ou entraver le processus de guérison des victimes. Or, la justice réparatrice a précisément pour but de guérir les souffrances que provoque la victimisation (Zehr 2002). Cependant, selon certains groupes de défense et de promotion des droits des victimes, la justice réparatrice intensifierait, en fait, les souffrances de celles-ci. Dans cet article, on présente les résultats d’une étude des expériences vécues par des victimes d’actes criminels qui ont participé à un programme de médiation. À partir d’un cadre d’analyse constitué de jurisprudence sur les pratiques thérapeutiques, l’étude évalue dans quelle mesure le programme a pu modifier l’intensité de la peur chez les victimes et faciliter leur rétablissement.
 

 
L’EFFET DES INTERVENTIONS LÉGALES SUR LES ACCIDENTS MORTELS ET ASSOCIÉS À LA CONDUITE AVEC FACULTÉS AFFAIBLIES AU QUÉBEC ENTRE 1980 ET 2001
 
Étienne Blais et Marc Ouimet
École de criminologie
Université de Montréal

 
La conduite avec facultés affaiblies par l’alcool (CFA) étant une cause importante des accidents mortels, plusieurs pays ont promulgué des lois pour dissuader ce comportement. Bien que plusieurs évaluations témoignent de la capacité des lois à améliorer le bilan routier, cette position ne fait pas l’unanimité chez les criminologues. Plusieurs reproches aux évaluations de ne pas opérationnaliser les concepts reliés à la théorie de la dissuasion, ce qui ne permet pas de bien comprendre pourquoi la loi se solde par un succès ou un échec. Notre étude prend en considération les critiques précédentes. Nous optons pour une méthode évaluative qui intègre les actions des différentes instances pénales et nous opérationnalisons nos variables, en tenant compte des concepts centraux à la théorie de la dissuasion. Nos résultats montrent que l’augmentation de la probabilité d’être incarcéré (combinée à un maintien élevé des arrestations policières) et les campagnes médiatiques accompagnant la loi C-18 de 1985 ont significativement fait diminuer les accidents mortels associés à la conduite avec facultés affaiblies au Québec entre 1980 et 2001. Pour cette période, nous estimons à un peu moins de 2 000 le nombre d’accidents mortels prévenus par l’augmentation de la probabilité d’être incarcéré.
 

 
INFLAMMATORY RHETORIC? BASELESS ACCUSATIONS? A RESPONSE TO GABOR’S CRITIQUE OF RACIAL PROFILING RESEARCH IN CANADA
 
Scot Wortley and Julian Tanner
Centre of Criminology
University of Toronto

 
Le profilage racial figure désormais parmi les questions les plus controversées auxquelles est confronté le système canadien de justice pénale. Ainsi, dans un article publié dernièrement, M. Thomas Gabor rejette en grande partie les preuves de l’existence du profilage racial en déclarant qu’il s’agit de propos « mal fondés » et « inflammatoires ». Les auteurs du présent article lui répondent en mettant en évidence les résultats d’une enquête menée à Toronto, selon lesquels les jeunes noirs seraient beaucoup plus susceptibles d’être retenus et fouillés par la police que ne le seraient les jeunes d’un autre groupe racial. En effet, une analyse par régression logistique démontre, compte tenu de contrôles effectués à l’égard de la classe sociale, des activités criminelles auto-déclarées, de l’appartenance à un gang, de l’usage de l’alcool et de la drogue, et des activités récréatives dans l’espace public, que le niveau de signifiance de l’impact des origines raciales reste très élevé. En guise de conclusion, les auteurs discutent de l’impact du profilage racial sur les communautés ethniques et présentent sommairement les avantages et les inconvénients éventuels d’une collecte de données sur les personnes retenues et fouillées qui serait confiée aux services policiers.
 
 

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