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octobre 2004 | Sommaire Volume 46, No 5


RÉSUMÉS

Nous présentons seulement les résumés des articles dans ces pages du Web. Les Notes de recherche et les Commentaires sont rarement inclus dans ces résumés. Les lecteurs qui désirent les textes complets doivent communiquer avec l’ ACJP et s’abonner à la Revue. Ils (elles) peuvent aussi se procurer les anciens numéros que nous avons en stock.



 
LIFETIME SEX OFFENDER RECIDIVISM: A 25-YEAR FOLLOR-UP STUDY
 
Ron Langevin, Suzanne Curnoe, Paul Feroroff, Renee Bennett, Mara Langevin, Cheryl Peever, Rick Pettica, and Shameen Sandhu
Department of Psychiatry
University of Toronto

 
À partir d'un échantillon de 320 délinquants sexuels et de 31 personnes condamnées pour actes criminels non violents et non sexuels et ayant fait l'objet d'évaluations psychiatriques entre 1966 et 1974, l'auteur a mené une étude comparée rétrospective des taux de récidive jusqu'en 1999, et ce, en fonction d'une période minimale de 25 ans pour chaque sujet. À cette fin, l'auteur a exploité plusieurs critères et sources de données, dont les dossiers de la GRC et des hôpitaux s'avéraient les meilleures. Ceci étant dit, la GRC disposait d'un dossier dans seulement 54,1 % des cas. Or, si l'on applique comme critère un chef d'accusation, une condamnation ou une comparution pour une nouvelle infraction d'ordre sexuel, on obtient un taux de récidive d'à peu près trois délinquants sur cinq. Cependant, en tenant compte de toutes les infractions et de tous les crimes sexuels non décelés, on obtient un taux de récidive de plus de quatre sur cinq. On constate d'ailleurs des différences notables entre les divers groupes : ainsi, les agresseurs sexuels d'enfants et les exhibitionnistes seraient les plus susceptibles de récidiver, alors que les personnes reconnues coupables d'inceste en seraient les moins susceptibles. Il convient d'ajouter que la durée de la période vécue en liberté et la durée de l'incarcération semblent avoir exercé une influence assez limitée sur les résultats, sauf dans le cas des agresseurs sexuels de femmes adultes, des délinquants ayant manifesté des troubles au niveau des relations amoureuses, et des personnes condamnées pour crimes de violence. Enfin, pour ce qui est du cas-type, le délinquant avait commis des actes criminels pendant près de 20 ans, ce qui laisse entendre que le récidivisme sexuel avait persisté pendant une partie importante de sa vie adulte.
 

THE DEVELOPMENT OF EARLY DELINQUENCY: CAN CLASSROOM AND SCHOOL CLIMATES MAKE A DIFFERENCE?
 
Jane B. Sprott
Department of Sociology and Anthropology
University of Guelph

Certaines recherches ont mis en lumière les effets importants de l'école et de la salle de classe sur les perceptions et les comportements des enfants. Plus précisément, c'est dans ces lieux que les élèves bénéficieraient à la fois d'un soutien affectif et d'un soutien instrumental. Ainsi, on constate que le la salle de classe apporte un soutien affectif particulièrement important à certains enfants à risque élevé. Cependant, on a effectué très peu de recherches sur l'application de ces types de soutien à des comportements tels que la délinquance. Dans la présente étude, l'auteure essaie donc de rectifier cette lacune en examinant, à partir de données portant sur deux années de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, les effets de l'environnement établi dans la salle de classe ou dans l'école sur l'émergence précoce de la violence et des infractions contre les biens. Or, les résultats de l'étude démontrent un lien entre le soutien affectif important offert en salle de classe à des enfants de 10-13 ans et une baisse du niveau de violence, deux ans plus tard, chez ces mêmes enfants à l'âge de 12-15 ans. Par ailleurs, l'analyse des données permet de prédire que la salle de classe axée sur l'enseignement des matières scolaires (soutien instrumental) susciterait une baisse du nombre d'infractions contre les biens. L'auteure discute également de l'interprétation des résultats et de leurs conséquences pour l'élaboration des politiques dans ce domaine.


 
COMPARING AMERICAN AND CANADIAN LOCAL TELEVISION CRIME STORIES: A CONTENT ANALYSIS
 
Kenneth Dowler
Department of Criminology and Contemporary Studies
Wilfrid Laurier University - Brantford

 
Dans leur bulletin de nouvelles, les stations de télévision locales présentent sans cesse des reportages sur la criminalité. Par ailleurs, les différences qui existeraient entre les reportages canadiens et américains sur le crime fait l'objet d'un débat animé. Le présent article a donc pour but d'étudier ces différences (ou similitudes). Or, les résultats de cette étude indiquent que les bulletins de nouvelles canadiens et américains n'affichent aucune différence quant à la typologie des crimes présentés. Cependant, une analyse multivariée révèle que les réseaux américains présentent un plus grand nombre de reportages sensationnalistes, de reportages en direct et de reportages concernant les armes à feu. D'autre part, un plus grand nombre de reportages d'envergure nationale et de reportages principaux sont diffusés au Canada. L'auteur contextualise ses résultats en appliquant le modèle de la propagande élaboré par Herman et Chomsky dans l'ouvrage intitulé Manufacturing Consent. Ainsi, à l'échelle locale, les médias américains et canadiens créent leurs bulletins de nouvelles de façon sélective afin de d'apaiser les propriétaires et les annonceurs et de véhiculer les attitudes traditionnelles envers la criminalité et la justice.
 
 

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