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DOES THE RELATIONSHIP BETWEEN FAMILY STRUCTURE AND DELINQUENCY VARY ACCORDING TO CIRCUMSTANCES? AN INVESTIGATION OF INTERACTION EFFECTS.
Christopher A. Kierkus
School of Criminal Justice
State University of New York at Albany
Albany, New York
Douglas Baer
Department of Sociology
University of Victoria
Victoria, British Columbia
Les recherches empiriques révèlent que la dislocation familiale n'est pas étrangère aux comportements délinquants. Selon les dernières études, il se peut que le relâchement des liens au sein des familles non traditionnelles soit responsable de cette relation de cause à effet. Cependant, on ne sait pas si les impacts de la dislocation familiale varient en fonction du statut socio-économique (SSE) familial ou du sexe des enfants. Ainsi, certains auteurs prétendent que les impacts criminogènes sont plus marqués chez les garçons, alors que d'autres soutiennent que ces impacts négatifs se font sentir davantage chez les filles. On relève les mêmes types de données contradictoires au sujet du SSE. Enfin, un nombre important d'études révèlent que l'influence de la dislocation familiale varie peu en fonction du sexe et du SSE. La présente étude a pour objectif de déterminer s'il y a interaction entre la dislocation familiale et les deux variables visées et, pour ce faire, prend ancrage sur une analyse de régression logistique multivariée. Plus précisément, on a analysé un échantillon représentatif d'écoliers ontariens (n=1 891). Or, les résultats de l'étude portent à croire que la structure familiale interagit effectivement avec le SSE mais qu'elle interagit avec un seul type de comportement délinquant, soit la désertion de l'école. Ainsi, seuls les enfants provenant de familles non traditionnelles riches sont plus susceptibles de déserter l'école. Globalement, la relation entre la structure familiale et la délinquance varie peu, quelles que soient les circonstances.
INVESTIGATING THE INTERDEPENDENCE OF STRAIN AND SELF-CONTROL
Tracey Peter
University of Manitoba
Winnipeg, Manitoba
Teresa C. LaGrange
Cleveland State University
Cleveland, Ohio
Robert A. Silverman
Queen's University
Kingston, Ontario
De nombreux experts s'entendent pour dire que les théories de la maîtrise de soi et du stress constituent des explications distinctes, voire antinomiques, de la criminalité et de la délinquance. C'est dans ce cadre qu'on procède, dans le présent article, à une réévaluation de la théorie des paradigmes antinomiques en envisageant la complémentarité éventuelle des deux phénomènes en tant que sources de la délinquance et en testant l'hypothèse de Gottfredson et de Hirschi (1990), selon laquelle la maîtrise de soi servirait à endiguer le comportement criminel. Or, si cette hypothèse devait s'avérer valide, on serait amené à conclure que les personnes possédant la maîtrise de soi à un niveau élevé seraient en mesure d'atténuer les impacts du stress et qu'elles éviteraient donc de faire des gestes criminels. Par ailleurs, les adolescents dont la maîtrise de soi est faible ne possèderaient pas l'autodiscipline voulue pour s'abstenir d'un comportement criminel et feraient donc preuve de tendances criminelles plus poussées.
Il faut obtenir des données sur une période d'interaction significative en vue de valider l'hypothèse susmentionnée. On a donc procédé à la collecte et à l'analyse de données provenant d'un échantillon de plus de 2 000 adolescents qui fréquentaient des écoles intermédiaires et secondaires dans une ville de l'Ouest canadien, et ce, en vue de cerner les impacts indépendants et contextuels de la maîtrise de soi et du stress sur l'implication ou non dans les activités criminelles. Or, les résultats de l'étude laissent croire que tant la maîtrise de soi que le stress seraient des facteurs déterminants au niveau de la délinquance, mais qu'ils exerceraient leur influence de façon additive plutôt qu'interactive. Force est donc de conclure que les données recueillies ne viennent pas étayer les postulats des théoriciens de la maîtrise de soi qui, eux, prétendraient sans doute que les impacts du stress seraient conditionnés par une maîtrise de soi faible.