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CONVENTIONAL CALCULATIONS OF HOMICIDE RATES LEAD TO AN INACCURATE REFLECTION OF CANADIAN TRENDS
Martin A. Andresen
Department of Geography
University of British Columbia
Greg W. Jenion
School of Criminology
Simon Fraser University
Michelle L. Jenion
School of Criminology
Simon Fraser University
Selon les statistiques officielles, le taux d'homicide au Canada est en baisse constante depuis le milieu des années soixante-dix. Or, le taux d'homicide, tel qu'il est calculé normalement, ne traduit pas avec exactitude le véritable nature des homicides. Donc, si on veut utiliser ce taux en tant que mesure sociétale, il faudra l'assortir d'un nouveau taux d'homicide établi à partir des données démographiques sure les caractéristiques des contrevenants. L'auteur exploite de nouvelles techniques statistiques en vue de démontrer que l'évolution du taux ajusté en fonction de l'âge se distingue nettement de celle du taux classique: (1) l'évolution du taux n'affiche aucune rupture structurellement avant la fin des années quatre-vingt; (2) le taux est un hausse jusqu'au début des années quatre-vingt-dix; 3) si le taux est un baisse depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, la quantité de données statistiques ne permet pas toutefois de conclure que la tendance soit de nouveau en baisse. En outre, les résultats de la recherche portent à croire que seules les études démographiques et l'analyse des séries chronologiques permettraient une évaluation exacte de l'évolution des taux d'homicide: en effet, il serait ainsi possible de bien cerner les variables sociales et donc de déterminer avec une plus grande précision leurs effets sur le taux d'homicide. Or, on sait que les taux d'homicide exercent une influence importante sur l'opinion publique et sur les politiques sociales; il faudrait donc une démarche critique pour faire le calcul de ces taux. Cet article démontre enfin les retombées bénéfiques de la collaboration interdisciplinaire et de l'exploitation des nouvelles techniques théoriques et empiriques en vue d'une meilleure compréhension des phénomènes sociaux.
PARENTS AND YOUTH JUSTICE
Doug Hillian
Youth Justice Consultant, Central/Upper Vancouver Island
Ministry of Children and Family Development
Marge Reitsma-Street
Faculty of Human and Social Development
University of Victoria
Ce texte fait état des concepts qui décrivent la participation des parents dans le système de justice pour les jeunes contrevenants. Les auteurs ont fait une étude auprès des parents de jeunes condamnés en vertu des lois qui régissent les comportements des jeunes contrevenants dans une région de l'Ouest canadien. La difficile tâche des parents du jeune contrevenant est rendue plus onéreuse par la tendance de la société de blâmer les parents et d'ignorer leurs besoins de soutien moral, même si les politiques et les coutumes veulent que les parents continuent à être les premiers responsables de la surveillance, de la garde et de la réhabilitation des jeunes en difficulté. Les données obtenues décrivent les expériences de parents stressés et perplexes devant les efforts que font ces parents pour répondre aux attentes difficiles et contradictoires du système de justice. Même quand les parents ont "tout fait correctement", ils se heurtent aux injustices du système et à l'exclusion d'une vraie participation aux décisions importantes qui les touchent, eux et leurs fils. En terminant, les auteurs souhaitent qu'on tienne compte des expériences des parents, et ils proposent des changements dans le système pour aider les parents en leur donnant un meilleur soutien et une capacité d'agir dans une nouvelle approche communautaire.
THE HARE AND THE TORTOISE: DANGEROUSNESS AND SEX OFFENDER POLICY IN THE UNITED STATES AND CANADA
Michael Petrunik
Criminology Department
University of Ottawa
Depuis les 1980 s, en réponse aux cas choquants des viols-meurtres des jeunes enfants, les Etats-Unis et le Canada ont tous deux développé une approche qui vise la protection du publique par rapport la dangerosité des délinquants sexuels. Les éléments clés de cette approche sont l' enregistrement des délinquants sexuels, la notification de la communauté, les mesures de surveillance dans la communauté, et l'utilisation du droit civil. Ce texte emploie l'image du lièvre et la torture pour comparer les reformes apportes rapidement et compréhensivement par les États-Unis a l'approche plus graduelle et prudente du gouvernement fédérale du Canada.
IT'S ALL IN THE DENOMINATOR: TRENDS IN THE PROCESSING OF GIRLS IN CANADA'S YOUTH COURTS
Jane B. Sprott
Department of Sociology and Anthropology
University of Guelph
Anthony N. Doob
Centre of Criminology
University of Toronto
L'auteur de cet article exploite des données de tribunaux de la jeunesse compilées sur une période de neuf ans en vue d'expliciter deux tendances, soit la hausse du pourcentage de condamnations des jeunes filles et la stabilité relative du nombre de filles reconnues coupables par la cour. Le pourcentage accru de condamnations des filles s'expliquerait plus par la baisse du taux de condamnation des garçons que par une hausse du nombre de condamnations des filles. Par conséquent, si l'on veut comprendre ces tendance concernant le recours au tribunal de la jeunesse, il faudra expliquer pourquoi les taux de condamnation des garçons sont en baisse, notamment en ce qui concerne les infractions contre les biens. Enfin, une explication fondées sur l'hypothèse que les taux d'infraction (ou d'arrestation ou même de condamnation) seraient en hausse pour les filles ne correspondrait pas aux données existantes.
LA THÉORIE DE L'ABUSÉ- ABUSEUR EN DÉLINQUANCE SEXUELLE: QUI DIT VRAI?
Bruno Pellerin
Service correctionnel du Canada
Centre d'intervention en délinquance sexuellle (CIDS)
Michael St. -Yves
Sûreté de Québec (service d'analyse du comportement)
École nationale de police du Québec
Service correctionnel du Canada
Jean-Pierre Guay
Chercheur post-doctoral
Brandeis University
Institut Philippe-Pinel de Montréal
L'étude vise a comparer des délinquants sexuels qui affirment avoir été abuses sexuellement dans le passe (n=137) avec des délinquants sexuels qui ne rapportent aucune victimisation sexuelle (n=141). Les résultats montrent que les délinquants-victimes sont plus nombreux à avoir manifeste certains troubles du comportement avant l'age de 18 ans et à avoir des antécédents judiciaires pour des crimes sexuels. Ils ont également connu une vie sexuelle plus précoce et se considèrent moins compétents sur le plan sexuel que les délinquants-non victimes. Malgré les differences observées entre les deux groupes de délinquants sexuels, des analyses de covariance revelent que les troubles du comportement et le developement sexuel sont davantage influencés par l'exposition à des modeles familiaux inadéquats que par la victimisation sexuelle. De plus, qu'ils aient été victimes ou non, les délinquants sexuels de notre étude présentent Ces similitudes semblent d'ailleurs jouer un rôle délinquants sexuelles et, par conséquent méritent plus d'attention des chercheurs et des cliniciens.
QUELQUES ÉLÉMENTS DE COMPRÉHENSION DES LIBÉRATIONS D'OFFICE RÉUSSIES
Marion Vacheret
Centre international de criminologie comparée
Université de Montréal
Montréal, Québec
Marie-Marthe Cousineau
Centre international de criminologie comparée
Université de Montréal
Montréal, Québec
Le point de départ de la recherche dont il est question dans le cadre du présent article part du constat que les personnes qui n'obtiennent pas de libération conditionnelle et ne sortent qu'au moment de leur libération d'office, sont considérées par la Commission nationale des libérations conditionnelles comme présentant des risques indus ne permettant pas qu'elles puissent être libérées plus tôt. Or plusieurs d'entre elles " réussissent " leur libération d'office. Il s'avère même que plusieurs ne se seront pas retrouvées dans le système carcéral fédéral dix ans après leur remise en liberté d'office. Comment identifier ces personnes et faire en sorte qu'elles ne soient plus considérées comme des risques indus et qu'elles puissent bénéficier du privilège de se voir accorder une libération conditionnelle avant l'expiration de leur sentence? Deux sources de données sont mises à contribution pour répondre à cette question : d'un côté le Système de gestion des détenus du Service correctionnel du Canada, de l'autre des entrevues menées auprès de contrevenants ayant réussi leur liberté d'office.